• Dans les dernières semaines, un ami de longue date m'a contacté pour me demander si je serais disponible pour l'aider dans la construction d'une camionnette de type Rat Rod. C'est plus précisément ce qu'on appelle un ''Bobber'' mais il y a aussi des motos anciennes refaites de différentes pièces et modifiées qu'on appelle du même nom. Un Bobber c'est un Rat Rod qui est remonté avec beaucoup d'équipement neuf ou remis à neuf. La carrosserie, elle, peut être laissée dans son état rouillée et plus ou moins abimée, même soudée par endroits. Le Rat Rod se distingue aussi du Hot Rod par le fait qu'il est vraiment surbaissé. Dans ce cas-ci, il est tellement surbaissé que normalement l'arbre de transmission (drive shaft) passe en dessous du plancher du camion mais il a été nécessaire de modifier le plancher en y fabriquant un tunnel de transmission et d'arbre de transmission comme pour les automobiles, donc pas mal de ferblanterie au milieu du plancher de l'avant à l'arrière. Il a été aussi nécessaire de découper un trou plus grand au travers du mur de feu pour plus d'espace pour la transmission manuelle. Au moment où je révise mes textes écrits depuis quelques semaines j'ajoute des écrits à ce sujet. Des photos suivront.

    Yvon amasse donc des pièces depuis environ 5 ans pour ce projet de camion antique modifié. Comme il travaille à plein temps il a peu de temps pour s'adonner son hobby. J'avais déjà des engagements alors j'ai laissé sa proposition mijoter sur les tablettes mais j'étais fortement tenté d'accepter d'emblée. Il m'a invité chez lui pour me montrer les débuts de sa construction, me montrer les pièces qu'il a amassé (beaucoup de belles pièces) et me parler plus en détails des divers aspects du projet. Il faut dire que pour moi c'était une offre extrêmement tentante. J'ai moi-même dans le passé travaillé sur d'anciennes autos et fabriqué, modifié, adapté tellement de choses ensemble. J'ai fait beaucoup de métallurgie, de mécanique, de travaux dans différents ateliers et ainsi de suite. Finalement j'ai opté pour me joindre à lui dans son effort de monter ce superbe camion car la tentation était vraiment trop forte.

     

    L'un de mes points forts c'est que je suis un spécialiste en création de gabarits. J'adore la précision. J'ai développé des outils de mesurages précis et plus que tout, j'aime être ''sur la coche'' comme on dit ici. J'ai la patience, mais comme j'ai dit à l'un de mes anciens patrons, ''Je ne suis pas patient avec les impatients''. Quand ça pousse trop moi je débarque. C'est pas long que je ramasse mes outils et mes machines et comme je dis ''Je vais aller jouer avec mes bébelles (jouets) dans ma cour''. Je ne peux pas supporter la pression. Elle me déconcentre et je fais des erreurs. Mon principe est extrêmement simple au fond. C'est juste ''Ça prend le temps que ça prend, ni plus, ni moins''.

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

    Voici un assemblage temporaire de la calandre, des phares et de la cabine sur son châssis pour donner une idée du coup d'oeil d'une des étapes du projet, avant de passer aux suivantes, pour s'encourager un peu. Yvon avait monté ça et démonté le tout avant mon arrivée. Il y a quelques années il n'avait que la cabine. Lentement, ces dernières années, il a acheté plein de matériel pour le projet.

     

    Cabine : Ford camionnette 1947 (la même cabine a été en production chez Ford de 1940 à 1947)
    Calandre : Ford Camionnette 1936
    Roues de broche : Voiture Ford 1935, jantes d'origine de 16 pouces.
    Châssis avant : Ford '32, mais avec les extrémités avants (cornes) de Ford '31 (châssis de reproduction) Le centre du châssis est muni de longerons tubulaires parallèles au longerons principaux. Sur ces longerons plus à l'intérieur glisse une traverse tubulaire ajustable pour les différentes longueurs de transmissions qu'on peut y installer. C'est donc également un châssis modifié.
    La partie du châssis arrière : Fabrication par un atelier, en tubes rectangulaires surmontés au niveau du différentiel, donc le châssis et la carrosserie se trouvent à être par ce fait, surbaissés, beaucoup plus près du sol.
     

    Essieu droit avant : Style antique mais surbaissé (''drop axle'' de 4 pouces avec la monoleaf (suspension à lames transversales) de 1 pouce de plus, donc un abaissement de 5 pouces au total).
    Pièces de direction : style compétition, drag, Hot Rod etc. La boîte de direction, la colonne et le volant ne sont pas encore installés.
    Capot : Camionnette Ford '47 à adapter à l'avant sur la grille de Ford '36
    Moteur : Chevy Camaro V8, de 305 pouces cubes, non modifié.
    Transmission : 5 vitesses manuelle GM

    Queue de transmission : Camionnette Chevy S10 car la prise du levier de vitesse est avancée sur ce modèle (à installer).
    Différentiel : Ford 9 pouces de Bronco 1976 (Big bearing axels), a été soudé sur ses attaches. Ce différentiel accepte les roues d'origine Ford 1935, sans modifications ou adaptateurs.

    En perspective, une multitude de pièces antiques et autres à adapter les unes aux autres,

    beaucoup de fabrication en métallurgie, tôlerie, attaches diverses, adaptations de pièces, meulage, découpes, soudures etc.

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

    Ci-haut, le châssis avant mon arrivée. Sa partie arrière n'est pas complétée.

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

    Yvon avait fait courber dans un atelier deux tuyaux, chacun à deux endroits. Ils ne se sont pas cassé la tête pour faire les angles vraiment à 90°, ce qui nous a donné des difficultés pour adapter les pièces ensemble. Notre premier travail ensemble sur son ''Rod'' a été d'adapter les pièces tubulaires au châssis. Il voulait un assemblage de tuyaux qui ressemblerait aux voitures de compétition de type stock cars.  Les angles métalliques rouges et blancs et autres fers-angles tenus par des serres sont des gabarits d'alignement que j'ai conçu pour délimiter la hauteur, les angles droits, la rectitude etc. Bien sûr tout ça m'a demandé des ajustements ici et là, des calculs, des vérifications. Une fois le tout en place, nous avons juste soudé par points les tuyaux à la semi-automatique (Mig) en attendant qu'un soudeur vienne pour terminer le travail. C'est vite dit et écrit mais tout ça ne s'est pas fabriqué en quelques heures seulement.

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     Les petites pièces de bois minces sur le pneu et le châssis sont des espaceurs que j'ai utilisé pour surbaisser le tuyau formé en genre de U évasé qu'on aperçoit par dessus le fer-angle rouge et blanc. En réalité cette pièce tubulaire doit être placée sous le fer-angle mais les blocs espaceurs vont entre le tuyau et l'angle en métal de sorte que le tuyau soit un peu plus bas que le haut du châssis. Ceci était nécessaire parce que la traverse tubulaire transversale déjà soudée au châssis était environ ¾ de pouce plus basse que le gros tube rectangulaire passant au dessus du différentiel, à voir près de la pince étau près de la roue en haut à droite, on peut voir cette traverse tubulaire soudée un peu plus bas que la hauteur du châssis. Il a été nécessaire de garder cette même distance pour la rectitude des pièces tubulaires à ajouter à l'arrière de ce qui était déjà conçu par le fabricant du châssis.

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

    J'ai fabriqué deux gabarits pour couper les bouts de tuyaux ronds en ce qu'on appelle ''fish mouth'' ( car ça ressemble à une gueule de poisson toute ouverte), cette forme faite à l'emporte pièce et en demie-lune ou plutôt le contour d'une demie-lune permet d'adapter un tuyau sur un autre à 90° et les formes s'épousent parfaitement. On pourrait aussi couper en différents angles si désiré mais c'est un autre type d'ajustement qui demanderait d'ajouter des pièces à mon gabarit.

    Le premier gabarit que j'ai conçu pour cet ouvrage particulier, après une journée complète de travail ne fonctionnait pas bien. Alors, apprenant de mes erreurs, je l'ai recommencé complètement. Ça m'a pris un autre 5 heures mais cette fois-ci la coupe était parfaite (même si j'utilise rarement le mot ''parfait'' pour désigner mon travail). Un cran supérieur de difficulté c'est que je devais ajuster une coupe de tuyau 1 pouce et 11/16 sur un tuyau 1 pouce et ½. C'est parfois vraiment un défi et il faut se creuser les méninges et fonctionner par essais-erreurs et se corriger au fur et à mesure. Le gabarit rouge sur la photo est ma deuxième version, agrandi et meulé pour rétrécir le diamètre, qui entre le gabarit, se traduit en largeur du tuyau à y placer. J'aurais pu le construire de façon plus sophistiquée mais vu qu'il ne suffira qu'à couper quelques bouts de tuyaux j'ai évité le travail qui n'était pas absolument nécessaire. Si ça avait été pour une production en grand nombre je lui aurais ajouté des pièces pour barrer les tuyaux en place, mais des pinces-étaux faisaient quand même très bien l'affaire.

    Après quelques heures de travail voilà de quoi j'ai l'air. Quand on utilise une rectifieuse elle rejette plein des particules dans l'air, surtout quand on enlève de la rouille avec des brosses industrielles qui tournent à haute vitesse sur la machine, elle remplit l'atmosphère d'une poussière brune. L'air devient irrespirable, surtout dans un endroit fermé. On devient ''tout crado'' comme me dit un ami européen.

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

    De petits tuyaux  avec les embouts coupés en ''fish mouth'' installés plus ou moins à leur endroit en attendant le quatrième. Un autre tuyau courbé dans chaque coin doit être installé par-dessus et coupé en angles aux extrémités pour épouser le haut du châssis.

    Le tout a demandé beaucoup d'ajustements et même de meulage de dernières minutes car un tuyau un peu trop long a changé toute la donne. Heureusement que nous nous en sommes rendus compte avant qu'une partie du travail soit soudé en place.

    Sur cette photo, j'enlève la peinture sur un tuyau noir. C'est nécessaire pour souder métal sur métal. 

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     

     Enfin l'assemblage de tuyaux a été soudé en place par points. C'est assez solide pour le moment.

     

     

    LE RÉSERVOIR À ESSENCE ET SES ATTACHES

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

    La prochaine étape : La construction de bloqueurs et attaches pour le réservoir d'essence. Yvon a choisi à quel endroit en hauteur il voulait stopper son réservoir. Nous avons choisi des pièces métalliques provenant de serre-tuyaux d'échappement pour adapter sur les tuyaux, puis les avons soudé sur des pièces de tubes carrés. Entre le réservoir et ces tuyaux carrés nous avons installé des sangles épaisses de ¼ de pouce en caoutchouc aux mêmes dimensions que les tuyaux carrés, entre ceux-ci et le réservoir.

    Nous devons maintenant construire des attaches pour les courroies métalliques revêtues de caoutchouc qui retiendront le réservoir  à sa place. J'avais amené 2 sceaux en plastique de 18 litres pleins de pièces métalliques, supports divers et autres pièces qui pourraient nous être utiles pour différentes fabrications sur le Rat Rod. En passant en revue toutes les pièces, certaines on retenu mon attention. Entre autre, deux pièces métalliques en acier solide et de belles formes provenant d'un vieux téléviseur que j'avais défaites et conservées pour mon stock de pièces. Elles serviraient près du différentiel où on attache les courroies. Quelques modifications et elles s'adaptaient parfaitement aux tuyaux où nous les avons soudé. Pour ce qui est des pièces à l'arrière (plus près de ce que nous pourrions temporairement appeler un pare-chocs), elles devaient posséder de longs boulons qui pour serrer les sangles en place. En furetant dans mon lot de pièces et celles d'Yvon j'ai eu l'idée d'utiliser des serres-tuyaux d'échappement et de longs boulons à têtes rondes évasées qu'on appelle des boulons de carrosserie (carriage bolts). Je n'ai eu qu'à meuler les deux têtes de chaque côtés et un peu sur le dessus pour les insérer au travers en plein centre de la pièce repliée d'une attache en U pour échappement que j'avais au préalable percée au centre pour y glisser le boulon au travers. Ainsi, une bonne partie du travail était fait. J'ai aussi meulé 4 rondelles plates de chaque côté, pour les rendre ovales et elles serviraient à emprisonner les courroies solidement dans les longs boulons en y ajoutant les écrous (un au dessus et un au dessous pour chaque boulon, ce qui a nécessité de petits ajustements pour le serrage final.

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     

     

    FABRICATION DE SUPPORTS DE CARROSSERIE / CHÂSSIS

     

    Avant de se mettre à souder des supports de châssis il a d'abord fallu aligner la cabine sur sa base. À priori, je n'aurais pas pensé que ça aurait été un travail si difficile. En faisant le tour de la cabine et en essayant de prendre des mesures ici et là je trouvais des coins arrondis, des endroits où la carrosserie était un peu endommagée, bosselée ou tordue. Ça a vraiment été un enfer de trouver des solutions au problème. D'autant plus que si on pousse d'un côté ça ne bouge pas et si on pousse un peu plus fort ça se déplace trop et on perd ses références. Puis un peu plus en avant et un peu plus ici et un peu trop là. C'est finalement une danse de la pluie autour de la carcasse et ça devient exaspérant à la fin. Une fois la cabine déclarée officiellement à sa place par mon ami Yvon, vous pouvez être certain que je n'ai rien fait pour la bouger de sa place. Je la touchais avec un grand respect tout le long du mesurage, des calculs et des répétitions de tout ça pour être certain de mes mesures quand je devais modifier, percer un support et fabriquer tout ce qui va avec. Yvon a appris à me connaître de ce côté là aussi. Il dit même ''T'es bon avec les mesures, toi, prends moi les mesures.'' j'ai mes trucs et je suis ''sur la coche''.  

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

    À l'emporte-pièce, je fabrique des rondelles plates de 1/8e '' d'épaisseur par 1 ¾'' de diamètre extérieur. Il faut appliquer beaucoup d'huile sur l'outil rotatif pour éviter de bruler les dents. C'est un travail vraiment salaud et ça pue car l'huile surchauffe. Là aussi il faut être patient. Ça ne se fait pas en quelques secondes. Après la découpe, il faut ébavurer et adoucir les arrêtes tranchantes.

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

    Ça prend une éternité pour en en découper une seule mais quand on ne trouve pas sur le marché ce que l'on veut, il faut se débrouiller soi-même. Une des rondelles est déjà découpée, voir sur le plateau de bois sur la perceuse à colonne. Je suis en train de couper la seconde.

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

    Il a fallu aussi agrandir tous les trous pilotes faits aux centres des rondelles à 7/16e de pouce (voir rondelle sur le plat de l'étau).  Nous avons dû fabriquer une rondelle de plus, et la couper en plein centre pour en faire 2 demies-lunes. Ces pièces ont dû être soudées aux extrémités de deux des supports pour les rallonger quelque peu car les coussinets / rondelles épaisses de caoutchouc excédaient légèrement les rebords de ces deux supports. En les compressant avec le boulon, elles s'aplatissent un peu plus mais le diamètre augmente. Ces petites extensions en acier combleront ce manque . Les pièces de support comme celle prise dans l'étau sont simplement des morceaux de tubes rectangulaires en acier coupés en angle. J'ai aussi calculé précisément où percer le trou, ce qui a demandé de boulonner solidement les pièces d'attaches sous la carrosserie et mesurer la distance entre la châssis et le boulon ayant ses rondelles de caoutchouc serrées en place avec une rondelle d'acier. Le tout, ainsi, s'aligne de lui-même. Je n'ai qu'a prendre ma mesure et bien vérifier de ne pas faire d'erreur. Je reporte ainsi cette mesure sur ma pièce en partant de l'endroit où elle sera soudée sur le châssis vers l'autre bout de la pièce. Je trace ma ligne. J'aime beaucoup utiliser du ruban à masquer que j'applique sur le métal bien essuyé d'avance ainsi je peux tracer au stylo et voir une ligne très nette de tout les angles plutôt que de tracer au couteau sur l'acier et bouger la pièce pour apercevoir le reflet de la coupe ou si elle est dans l'étau me bouger la tête pour chercher le reflet. Bien sûr je prend aussi ma mesure de la pièce en contresens pour trouver son milieu. Avec mon équerre je croise mes lignes à l'endroit exact où je dois percer. Je n'ai par la suite qu'à poinçonner en plein centre et percer mon trou pilote, ensuite agrandir au diamètre voulu. Pour moi, tout ça ce sont des étapes faciles mais pour ceux qui sont inexpérimentés et ne savent pas comment faire c'est bien que j'explique en détail. Mon père était un homme qui travaillait très bien. Étant enfant et étant adolescent il m'a expliqué tant de choses. Il était patient. Il montrait les étapes une à une et j'ai appris qu'il ne faut pas en sauter. C'est une discipline à acquérir. Si on en saute une, on perd sa référence et le travail sera bâclé. Il faut résister à l'idée d'aller trop vite, ça ne paye pas. Il faut recommencer. Je ne peux pas travailler sous pression, désolé. C'est alors que je fais une erreur, un oubli car j'ai FAUSSÉ ma concentration (et elle a sa fragilité) et que je gâche le matériel. S'il faut être un guerrier pour qu'on me laisse travailler en paix, j'en suis un et si on ne me laisse pas en paix je quitte la place. J'irai ailleurs. Je trouverai autre chose, comme je l'ai fait déjà plusieurs fois dans ma vie. Ce n'est pas le cas avec mon ami Yvon.

     

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

    Les soudures sont meulées des deux côtés de deux des supports. Ces deux-là nécessitaient de petites extensions. Les trous d'origine au travers du plancher ne sont pas tous alignés à la même largeur d'un support à l'autre de l'arrière vers l'avant du véhicule. Il faut dire aussi que la carrosserie et le châssis sont fabriqués en forme de V de l'avant à l'arrière de la cabine, puis deviennent parallèle derrière la cabine en allant jusqu'au bout.

     

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     Voici pour donner une idée de la partie inférieure d'un des supports de carrosserie. L'assemblage est cependant à l'envers dans l'étau. L'une des pièce de l'assemblage est un bouchon à dégivrage (frost plug) qu'on installe normalement sur le moteurs d'automobiles et camions. Je l'ai perforé en son centre (j'ai dû aussi lui fabriquer un gabarit de perçage). Les ''frost plugs'' c'est l'idée d'Yvon. L'ensemble des pièces en commençant par le haut est un boulon long  qui passe au travers d'une plaque carrée de 2 '' par 2 '' par 1/8e '' d'épaisseur (renfort fait maison par dessus le plancher), puis bien sûr, au travers du plancher du véhicule. Sous le plancher se trouve une pièce de tuyau carré de 1 ½ '' par 1 ½'' par 1/8e '' d'épaisseur. Le carré se trouve à être percé sur son côté  et il s'emboîte dans la cavité d'un fer en U soudé sous le plancher (pièce d'origine). Le tube carré est un espaceur dont nous avions besoin pour que la fixation à souder sur le châssis soit à la hauteur souhaitée. Nous avons soudé le bouchon de dégivrage sur le tube carré et soudé le tube carré dans la rail en U sous le plancher car nous aurons à installer la cabine sur le châssis quelques fois au moins pour différents travaux. Nous avons déjà enlevé les supports quelques fois et ça fait plusieurs pièces à installer et aligner chaque fois pour chaque support. Ainsi avec quelques pièces soudées en place ça nous épargnera du travail de tout remettre en l'air quand on est en dessous sur le plancher, replacer chaque pièce dans le bon ordre et le tube carré n'arrive pas centré dans la rail sous le plancher. Il faut le tourner en tout sens pour le replacer exactement à sa place.

    Au moment où j'écris ces linges nous avons installé et soudé 4 des 8 supports, soit 4 ensembles de 2 pièces soudées sous le plancher et 4 supports soudés sur le châssis. Entre tout ça nous devrons installer manuellement 2 coussinets en caoutchouc pour chaque support, soit un en haut du support et un en dessous, une grosse rondelle en acier et l'écrou de serrage auto-bloquant. Nous avions déjà découpé 4 grosses rondelles plates à l'emporte-pièce et en en essayant une en place en dessous du coussinet du bas, nous nous sommes rendus compte que la rondelle d'acier était un peu trop grosse en diamètre , alors j'ai dû meuler un plat de chaque côté pour que la rondelle puisse entrer à l'intérieur des deux parois en angle du support. J'ai cependant boulonné solidement les 4 rondelles ensemble et je les ai toutes meulées en même temps. C'est ça quand on adapte des pièces ensemble et qu'on en fabrique aussi. Il n'est vraiment pas rare qu'on se heurte à un imprévu, des choses qu'on n'avait pas remarqué, pas pensé et il faut trouver des solutions. Elles sont parfois simples et en d'autres occasions, très compliquées.

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     

    Ce sont les 4 rondelles en acier que j'ai dû meuler de chaque côté pour leur permettre d'entrer dans leur support.

     

     

     Nous avons boulonné et soudé 4 des supports de carrosserie et le tout est très précis. Des trous ronds juste de la grosseur des boulons. pas de jeu, pas de trous ovales pour se casser la tête à aligner le tout encore une fois.

     

     

     

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     

    Donc voici la partie du haut du support soudée sous le plancher et la partie du bas, soudée sur le châssis.  Au travers et entre tout ça vont s'insérer le long boulon, les 3 rondelles de caoutchouc , la rondelle d'acier et l'écrou. Ce sera un manège similaire pour 6 des 8 attaches de la cabine sur son Châssis.

     

     

     

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     

    Pour pouvoir continuer à fabriquer les 4 autres supports il a été nécessaire de déboulonner la cabine et la mettre en angle en soulevant le devant pour pouvoir faire des réparations au plancher et aux attaches où passeront les 4 autres supports. Ce montage de fortune avec 2 madriers n'était pas sécuritaire. La solive du centre reposait sur la transmission. J'ai utilisé une des mes courroies à cliquet et j'ai vissé au travers de 2 grosses rondelles plates au travers des crochets des extrémités vissés dans le bois puis j'ai serré fort le cliquet. pour le haut j'avais amené une longue barre plate perforée et par hasard elle avait 2 trous qui arrivaient parfaitement avec deux autres trous du mur de feu du camion. Je n'y ai ajouté que la boulonnerie nécessaire, puis j'ai vissé dans le bois au travers des trous de la barre. Maintenant tout est très solide. 

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     

     À cause de la transmission et le caisson d'embrayage plus massifs que les originaux, ainsi que le moteur, la transmission et le différentiel ont été remonté plus haut, Yvon avait été obligé de découper le tour du tunnel de transmission au bas du mur de feu et au centre du plancher. C'est le trou que l'on voit derrière le madrier. J'ai dû installer une brosse industrielle sur ma rectifieuse pour gratter la couche de rouille par l'intérieur sur les 2 parties de panneaux de plancher, conducteur et passager. Il s'en est suivi que ces portions de plancher étaient perforées de plusieurs petits trous. Tout ça nous a déçu et Yvon a décidé que nous allions couper ces portions de plancher et en fabriquer d'autres. Yvon a trouvé un endroit qui pouvait lui vendre une demie-feuille de tôle d'acier de calibre 18, plus épaisse que la tôle d'origine. C'est un autre imprévu qui va nous ralentir dans notre projet de terminer les 8 attaches de cabine cette semaine. Sur la photo ci-haut, dans le coin inférieur gauche, nous apercevons le bas d'une pièce de métal que j'ai poli. plus bas encore on voit l'extrémité d'une autre pièce polie au métal. Les deux pièces étaient autrefois reliées. J'ai dû fabriquer le morceau qui manquait. Il a un petit côté qui tourne à 90°. C'est de l'acier plus épais que la tôle ordinaire. J'avais amené la devanture d'un ancien panneau électrique. Cette tôle fait environ 1/16e d'épaisseur. J'ai fabriqué un gabarit en carton mince de la pièce manquante, y compris son rebord mais je l'ai fait beaucoup plus large pour avoir de la poigne dans mon étau et pouvoir le plier beaucoup plus facilement à la petite masse à main et une plaque d'acier de ½'' d'épaisseur qui servirait de tampon et empêcherait la tôle de se déformer où frapperait ma petite masse. Le pli à 90° sur la pièce d'origine n'est pas d'une arrête très carrée, mais doucement arrondi. Ma technique pour le reproduire est de frapper ma pièce, la plier légèrement, puis la sortir un peu de l'étau et la resserrer, puis de la frapper à nouveau pour la plier un peu encore et répéter cette manoeuvre, ce qui donne un pli arrondi légèrement. Le tout a bien fonctionné et je n'ai eu qu'à couper l'excédent d'un côté à la rectifieuse et meuler l'autre côté. Plusieurs étapes de meulages ici et là, de travail à l'étau ont été nécessaires pour amener ma pièce à l'excellence. C'était une pièce Joint à joint et non superposée, ce qui demande beaucoup plus de tact et de minutie et le calibre 1/16'' ne se travaille pas si facilement. Une fois la pièce terminée elle s'emboîtait très bien en place. Yvon n'a eu qu'à la souder. Il connaît sa machine, moi je connais les miennes. Alors c'est lui qui soude chez lui.

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     

     Ma pièce soudée par Yvon, j'ai meulé et poli les soudures. Vers le centre de cette pièce nous allons devoir percer un trou car originalement il y en avait un. C'était une attache reposant sur la châssis (à ne pas oublier que la cabine est inclinée en angle d'environ 60° et la surface polie se trouve normalement à l'horizontal et repose sur le châssis) et entre les deux se trouvait une rondelle en caoutchouc épaisse (coussinet) boulonné entre cette attache et le châssis d'origine, ou une attache de châssis. Comme ce nouveau châssis n'est pas l'original mais a été fabriqué selon les dimensions et configurations d'un autre modèle nous devrons percer le châssis en son centre sur le dessus, faire un trou plus grand que l'écrou qu'il va falloir souder dans le trou à égalité de la surface du châssis. L'écrou sera d'un type particulier. Il aura une rondelle moulée à même sa partie hexagone et sera soudé à l'envers tout autour de la rondelle moulée, puis la soudure meulée à la même surface que le châssis. Donc le boulon pénétrera à l'intérieur du châssis en son plein centre. Ce sera un travail de précision.

     

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     

     Voici la devanture du vieux panneau électrique d'où j'ai découpé ma pièce. On ne sait jamais ce qui peut nous servir un jour. J'avais pensé le jeter mais je me suis dit que ça pourrait servir un de ces jours. Et bien voilà, le jour était arrivé. Il ne m'a rien couté.

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     

    Yvon m'a demandé de découper 2 sections de panneaux de plancher trop rouillés, ce que j'ai fait suivant les lignes qu'il m'a indiqué. Nous avons inspecté un peu partout où ce camion a été soudé et a nombre d'endroits les soudures d'origine étaient vraiment affreuses, à moitié brulées et décollées, des ''crottes'' de soudure. Il est vrai que ce modèle de cabine a été produit pendant plusieurs années et c'est possible que celle-ci ait été fabriquée durant la deuxième guerre mondiale. À cette époque, beaucoup d'hommes étaient soldats. On devait embaucher n'importe qui pour faire n'importe quoi. On apprenait ''sur le tas'' comme on dit. L'équipement n'était peut-être pas des meilleurs non plus car tant de choses étaient réquisitionnées pour l'armée. J'ai meulé les affreuses soudures et Yvon m'a demandé de fabriquer une plaque pour faire une ''patch'' par-dessus tout ça et me rendre jusqu'au pli en angle qui formait une légère dépression vers l'avant dans le métal. Je me suis fabriqué un gabarit en carton précis, puis je l'ai transposé sur la feuille de tôle de calibre 16 puis je l'ai découpée avec attention. Il a fallu que je lui fasse un petit arrondissement dans mon étau pour joindre la petite dépression dans la tôle. Évidemment, je suis la même technique de travail que d'habitude. Je veux les meilleurs résultats possibles. Je travaille de manière très concentrée. J'observe, je fignole.

    Le temps venu, quand j'ai décidé que ma pièce était prête., je lui ai appliqué une série de pinces-étaux aux endroits stratégiques (voir photo ci-bas).

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     

    La pièce est prête à souder. J'ai poli le métal tout le tour.

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     

    Celle-ci est la même, mais du côté du conducteur. Elle m'a demandé plus de travail et un gabarit un peu plus compliqué à cause d'une déchirure dans la tôle originale. J'ai dû rallonger mon gabarit et lui faire des coupes particulière à cause d'une configuration plus compliquée vers l'arrière. J'ai dû aussi marteler ma pièce vers le bas et l'arrière à plusieurs endroits précis pour qu'elle épouse une courbe en dessous. Pas si facile avec de la tôle #16. Yvon m'a fait une éloge pour la précision de mes pièces. Il est carrossier de métier et il est perfectionniste.

     

    Reconstruction, modification d'un véhicule antique de type Rat Rod 1947 Ford Pickup

     

    La tôle soudée tout le tour. Il reste à la meuler et polir.

     

    Yvon m'a envoyé d'autres photos qu'il a prises lorsque nous travaillions sur son projet. Elles sont quelque part dans mes courriels. Il a dû m'annoncer qu'il devrait mettre son projet de côté car il a eu des dépenses imprévues sur sa maison qui lui ont couté très cher. Il a reporté le travail sur son Rat Rod au printemps prochain (2019). 

     

     

    Sculpture de figurine

    Depuis mon enfance j'ai toujours aimé les figurines, que nous, étant petits, appelions simplement des ''bonhommes''. J'en ai eu au début quelques uns à l'échelle 1/32 qui provenaient des kits de voitures à coller de la marque Aurora, plus tard des un peu plus gros aux l'échelles 1/25 et 1/24, et finalement un peu à toutes sortes d'échelles mais surtout des échelles de voitures et camions à coller. J'ai aussi gravi d'une grosseur d'échelle à une plus grosse pour finir il y a peu de temps à l'échelle 1/6.  Au début je ne faisais que les collectionner et les placer devant mes autos ou camions. Puis un jour, il y a environ une quinzaine d'année j'ai fait une copie d'une figurine par moulage et j'ai modifié assez substantiellement cette copie. J'ai pris goût à modifier des figurines, leur donnant souvent un aspect très différent de l'originale. Puis je me suis mis aussi à faire des squelettes de broche et à en fabriquer totalement ou en plus grande partie. Cela dépend toujours de mon idée de base. J'aime toujours modifier des figurines. J'y vois souvent des défis aussi intéressants que d'en fabriquer une de toutes pièces. J'ai toujours aimé adapter des choses ensemble, modifier, ajuster, travailler avec une foule de matériaux et d'outils. Alors voici sur mon site sur le modélisme ma dernière folie, mon projet wip (Work in progress) d'une figurine féminine à l'échelle 1/6. Il est très intéressant de voir avec quoi j'ai démarré pour arriver au point où je suis rendu. 

     

    http://montrealminiatures.com/?page_id=1788

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    À suivre

     

    Vous pouvez me laisser un commentaire ci-bas

    Florent

     

     

     florent.beauchemin@gmail.com

     

     

     

     

     

     

     

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer


    1 commentaire
  •  

     

     

     

     

     

    Depuis mon enfance je me suis intéressé à plein de choses et j’ai appris à les faire très correctement. Mon père avait plein de machines et d'outils et il savait très bien travailler. Il m'a transmis sa passion du travail bien fait, sa curiosité, sons sens de l'analyse, sa patience, sa façon de réfléchir à des solutions, son sens de l'observation et un tas d'expériences.

     

    À l’école secondaire, j’ai été, à nombre de reprises, premier de classe, j’ai eu souvent des  »Mentions d’Honneur au Progrès » que les profs octroyaient aux élèves. J’ai été meilleur élève de la classe en Français, Anglais et plusieurs autres matières, meilleur élève de l’école (prix méritas de l’année) en Équipements Motorisés (Mécanique) ce qui incluait aussi tous les ateliers lourds. Alors je ne suis pas tout à fait un nulle dans ma volonté d’apprendre et de me surpasser. J’apprends souvent mieux par moi-même, au fil du temps. Je suis content de ce que j’ai réussi à apprendre

     



     

    De par nature, je suis perfectionniste, minutieux, consciencieux et j’ai le souci du détail soigné, du travail très bien fait, pour ne pas dire, excellent. Je suis très actif. Je construit, je démonte, je répare, je fais des recherches, je me documente et aussi j’écris mes textes, je fais mes corrections et sur mon deuxième blog sur le maquettisme j’écris en Anglais, parfois en français, et je traduis aussi d’une langue à l’autre selon mon inspiration du moment. Je pourrais écrire 24 heures par jour mais j’ai aussi d’autres choses à faire et un moment donné il faut aller dormir.

     

    Parfois, même si on dit cette vieille expression qu’une photo vaut mille mots, j’ai réalisé qu’il faut bien mille mots ou plus pour expliquer les détails de la photo, tout ce qu’il y a derrière et qu’on ne voit pas, tout ce que l’on ne pourrait savoir du contexte réel où et quand elle a été prise. Paradoxalement à ce qui est dit de ce vieux diction, la photo est souvent un pâle reflet de tout ce qui se cache derrière et qu’on ne pourra jamais voir ni savoir si ce n’est révélé par des mots, beaucoup de mots. C’est pourquoi je commente souvent assez abondamment mes photos pour expliquer tout ce qu’il y a en arrière-scène si je peux dire, toute la minutie de mon travail, les difficultés rencontrées et le côté technique des choses. Alors voici des photos de certaines de mes réalisations… accompagnées de ma narration, si je peux dire. Dans ma vie, depuis mon enfance j'ai appris à fabriquer des choses, modifier, adapter, concevoir, réparer, ajuster et ainsi de suite. Je m'intéressait aux jeux de mécano et aux modèles à coller et ça n'a pas été long que j'ai commencé à modifier et adapter des pièces ensemble, et aussi, construire avec toutes sortes de matériaux. Au fur et à mesure que j'ai grandi, je me suis mis à utiliser des outils et des matériaux encore plus grands. J'étais souvent à aider mon père quand il réparait ou fabriquait quelque chose... et il en a bricolé des choses dans sa vie. Des tas et des tas. Je suis devenue une copie conforme de ce qu'il était.

     



     

    LA MAISON DE DAVID – AVANT SA RÉNOVATION

     

    Certaines de mes réalisations 1


     

    À noter que je veux ajouter une option où on clique sur les photos pour les faire agrandir. Ça devrait être fait dans les prochains jours car ces photos sont vraiment diminuées en volume à comparer aux originales.

     

    Certaines de mes réalisations 1

     


    Voici la maison originale que mon ami David a acheté il y a de cela environ 10 ans, vue en été et vue en hiver. C’était une vieille maison construite en 1947 par un monsieur relativement pauvre, avec des matériaux de fortune trouvés ici et là, selon ce que m’a raconté le voisin de gauche.
    Cette maison a toujours été habitée par des gens pauvres et les derniers propriétaires étaient des hippies, des gens sympathiques, peu attachés au matériel, qui aimaient voyager et cette petite maison n’était qu’un pied-à-terre pour eux.
    David, mon ami, a acheté cette maison pour plus ou moins le prix du terrain. La maison n’avait à peu près aucune valeur. Dès que David l’a acheté, nous nous sommes mis au travail pour la rénover de fond en comble. Parfois nous ne savions où donner de la tête. Quelques hommes y ont travaillé mais j’ai été le principal artisan qui a fait le plus de travaux sur ce qui allait devenir au prix de beaucoup d’efforts, une très belle petite maison. Je n’y ai pas travaillé à plein temps mais quand j’allais travailler sur la maison de David ils y avait beaucoup de choses qui se redressaient. Parfois je revenais après quelques jours d’absence et certains avaient fait du travail bâclé. Alors je défaisais et je refaisais le travail. Ils disaient n’avoir pas pu faire mieux à cause de telle ou telle chose. Je prenais mon courage à deux mains (et souvent, bon sang que ça en prend, du courage) et je recommençais le travail. Je l’ai fait tant de fois dans ma vie. Je ne peux pas tolérer ce qui est fait croche, ce qui n'est pas solide, les coins-ronds et la tricherie. 

     

     

     

    Certaines de mes réalisations 1

     

    LA MAISON DE DAVID RÉNOVÉE

     

     

     

    Oui! C’est belle et bien la même maison (pas tout à fait), et elle est située au même endroit, sur la même fondation, entre les mêmes maisons, à l’adresse 789 rue Marquette à Longueuil (Québec, Canada). Nous y avons travaillé plus d’un an. Nous n’avions pas le droit de la démolir et la rebâtir parce que la municipalité avait établi que le terrain était trop petit pour les (nouvelles?) normes. Donc il fallait la rénover d’un bout à l’autre.
    Les boîtes à fleurs de chaque côté de l’escalier, sont faites en béton et recouvertes du même crépit blanc que le reste de la maison. Nous avons fabriqué de fausses-persiennes de style champêtre pour enjoliver la nouvelle fenestration.
    David et moi avons construit l’armature de la nouvelle clôture en bois que nous avons teinte, et y avons installé des treillis de plastique blanc. Au préalable j’avais fait des chanfreins au centre de tous les madriers 2 par 4 (2 pouces par 4 pouces) et de chaque côté des 4 par 4 en bois avec ma toupie pour y installer les feuilles de treillis dans ces rainures. Nous n’avions qu’à poser le 2 par 4 du haut et aligner le treillis dans sa rainure, visser au dessous des 4 coins en angle et le treillis était en place.
    À cause de la dénivellation du terrain, nous avons été obligés de couper un peu de chaque feuille de treillis et faire un léger angle sur toute la longueur de chaque feuille de treillis, suivant la même distance du sol, et bien sûr, tous les 2 par 4 du bas ont été ajustés selon cette dénivellation. Chaque feuille de treillis devait être coupée de dimension différente, selon l’endroit où elle se trouvait, la distance augmentant en allant vers l’avant de la maisons. C’est l’égouttement du terrain vers la rue quand il pleut. En aménagement paysager (j’y ai aussi travaillé) les terrains sont nivelés en légère pente, en général, plus haut en arrière et descendant vers l’avant de la maison. Dans les pluies diluviennes, les terrains s’égouttent dans la rue qui a des égouts à différents endroits, menant aux rivières et aux fleuves. Donc tout ça pour expliquer la dénivellation des terrains versus les clôtures qu’on y installe et qui doivent s’harmoniser avec le décor naturel.

     

    J’ai utilisé ma  »track » (guide) de menuisier pour couper les feuilles de treillis blanc sur toute la longueur de chacune, 8 feuilles au total de l’avant à l’arrière de la maison. Ce guide en aluminium de 8 pieds (et quelques pouces de plus en réalité), bien ajusté et serré avec ses poignées/serres coulissantes, permet une coupe très rectiligne et on peut ajuster la coupe à l’angle qu’on veut sans problème. Couper en angle sur un banc de scie est une chose assez aléatoire et comporte beaucoup de risques d’endommager la pièce à couper. Les feuilles de treillis sont assez minces et molles, ce qui les fait courber beaucoup et elles ont vraiment besoin d’être supportées sur toute leur longueur. Une longue et large table est l’idéal. Couper à la main à la scie ronde sans guide n’est pas la meilleure chose à faire côté précision et chaque latte à tendance à donner un contre-coup et à balloter lorsque la lame rotative tournant à grande vitesse vient la toucher pour commencer à la couper, ce qui peut être catastrophique car il n’est pas rare qu’une latte se brise si on n’utilise pas de guide. Même avec un guide il y a toujours certains risques mais ils sont de beaucoup atténués. L’idéal serait de la placer entre deux feuilles de contreplaqué, avec un petit retrait pour la lame de scie. Couper ces feuilles de lattes, Ce n’est pas du tout comme couper une feuille pleine, sans tous ces « trous » entre chaque latte, ces petits carrés vide où la lame butte à chaque fois sur le rebord du nouveau carré. Il faut en couper pour le savoir.
    Je préfère presque (je dis presque en me demandant s’il y a des exceptions) toujours la précision à la rapidité. La rapidité a prouvé à maintes reprises (elle le prouve toujours) qu’elle gaspille du matériel…ET DU TEMPS (ce qui est paradoxal), car on doit recommencer, et si on est le moindrement intelligent il faut compter le déboursé pour remplacer le matériel bâclé, le temps de défaire et refaire et parfois retourner acheter ce qu’on doit de nouveau acquérir pour remplacer ce qui est gaspillé (il faut penser aussi à l’essence, l’usure du véhicule, les risques d’accident sur la route, les attentes aux caisses, et parfois, quand on est encore plus malchanceux, l’item n’a pas le code barre et il faut attendre un préposé à la caisse pour aller le trouver. Sur toutes les fois qu’on a à se déplacer pour aller chercher des matériaux ça finit toujours par arriver. Ensuite les taxes additionnelles qu’on donne aux gouvernements). Payant de travailler trop vite?
    Tout le monde fait des erreurs? C’est vrai… mais quand on travaille plus vite, des erreurs, on en fait plus, c’est inévitable et je n’aime pas ce  »gambling ». J’ai passé ma vie à refaire le travail mal fait de tellement de gens. Tant de fois… et ça arrive encore et encore. C’est tellement frustrant et navrant.
    Il y a nombre d’années j’avais travaillé durant un été dans l’installation de clôtures, cela m’a servi encore ici.
    Nous avons installé des capuchons à lumières sur chaque 4 par 4 en bois. Le soir, l’éclairage était superbe, vu des alentours, côté sud.

    Un moment donné, nous avons dû démolir le mur arrière au complet et la maison ne tenait que par la poutre centrale attachée par des câbles, des courroies à cliquets et mon vérin sur roues pour lever des automobiles. Le mur arrière était complètement pourri à cause des infiltrations d’eau depuis une très longue période. Il était donc nécessaire de le refaire au complet. David m’a dit avoir des photos mais ils sont dans l’un de ses anciens disques durs d’ordinateur et il est trop occupé pour les chercher. Il a démoli une bonne partie des cloisons à l’intérieur de la maison, à la masse, et a aussi débâti une partie du grenier à l’avant et une autre à l’arrière. J’ai pu sauver quelques petites armoires antiques que j’ai décroché des murs avant qu’elles soient mises en pièces par la masse de David, qui m’a confié avec un petit sourire, que ce qu’il aime le plus faire dans la rénovation, c’est démolir (ce qui n’est pas mon cas car j’aime tellement recycler, et bon sang que les gens en gaspillent du matériel qui pourrait être recyclé). J’ai apporté les petites armoires antiques à mon amie Mimi qui adore rénover des meubles antiques (j’en ai rénové moi aussi dans le passé).

    Certaines de mes réalisations 1




     

    L’une des petites armoires antiques (qu’on appelle une pharmacie) que Mimi a rénové et installé dans sa salle de bain.
    *

    Certaines de mes réalisations 1


    « Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es » dit un vieux diction.. Voici un des nombreux murs où mon amie Mimi a fait son oeuvre de peintures faux-finis. Celui-ci a été dessiné en imitations de pierres. C’est un mur chez elle. Elle y a installé une autre des petites armoires que je lui ai ramenée de chez David. Elle l’a rénovée et décorée à sa façon et il faut dire qu’elle est bien plus belle que lorsque je lui ai donnée. L’installation du camée et du cadrage doré autour sont des ajouts de Mimi.

     

     

    Certaines de mes réalisations 1



    L’intérieur de la petite armoire rénovée.


    Il y avait plusieurs petites pièces dans la petite maison de David et elles ont été démolies pour en faire moins, mais de plus grandes.
     Tout était croche et laid dans cette piaule qui ressemblait plus à un ancien chalet très bas de gamme qu’à une maison. C’était un cauchemar pour une personne qui aime la belle finition, les choses droites et symétriques.

    Comme on le voit sur les deux photos de la maison originale, la façade était une extension du genre solarium mais n’avait pas les fenêtres à multiples carreaux qu’on y retrouve normalement. Nous avons décidé de prolonger le toit de la maison vers l’avant afin que cette extension au toit plus bas sur la façade disparaisse et que la maison ait un look beaucoup plus uniforme. Nous avons refait aussi la façade, c’était inévitable, et bien sûr nous avons dû fabriquer des parties de côtés avants sur le haut pour fermer le tout.. Nous avons déplacé la porte d’entrée qui était sur le côté gauche de la maison (quand on la regarde d’en face), presque complètement à l’avant et nous l’avons installée vraiment sur la façade de la maison juste à gauche du pilier central.. Nous avons installé des fenêtres neuves, une porte d’entrée neuve, une porte arrière neuve, mais au fond toutes les fenêtres de la maison nous les avons changées une à une. Nous avons installé des planches teintées en brun pour faire un style extérieur  de style Maison Normande.

    Le pavé uni sur le devant a été fait par un contracteur mais pour celui du côté droit de la maison, David le voulait d’un style de briques d’un look plus vieillot, nous l’avons fait nous-même avec un genre de briques qu’il a choisi. Je trouve que ça donne un style café-terrasse européen. Bien sûr au préalable nous avons creusé le sol, installé de la membrane, de la poussière de roche et bien compacté le tout, nivelé le sol et recompacté avant d’y installer les briques J’ai travaillé aussi dans l’aménagement paysager, inclusivement le pavé uni et la construction de patios, à la fin des années 80, pour une PME qui s’appelait Aménagement Richelieu.

     

     

    Certaines de mes réalisations 1



    Ne pas se fier à la photo car la lentille déforme et les briques semblent être en dénivellation mais en réalité tout est bien au niveau, sauf légère pente vers l’avant pour l’égouttement de la pluie vers l’avant, dans la rue.

    Le crépit blanc sur la maison a été fait par un vieux maçon de métier, Bill Gluck, aidé de David. J’ai trouvé une grosse poutre rustique pour le devant de la maison à l’intérieur car il fallait bien supporter l’extension de la nouvelle poutre du toit. C’est la force colossale du gros Bill qui a installé l’énorme poutre verticale. C’est un Ukrainien qui avait 62 ans à l’époque, gros, grand et très fort.
    Le toit de la maison a été refait au complet et deux puits de lumières ont été installés dans le toit de la cuisine.

     

     

    Certaines de mes réalisations 1



    J’ai démoli le faux plafond plat de la cuisine et nous avons conservé le plafond en pente d’un côté car David aimait ce style angulaire. La cuisine avait été construite sur un ancien garage étroit et long, c’est l’extension du côté gauche de la maison. Je ne sais combien de fois j’ai dû aller ramper entre le plancher de béton original du garage et le plancher de la cuisine, qui avait été construit un peu plus haut que le plancher en béton.
    Il fallait y traîner plein d’outils et une extension électrique avec une lumière, c’était l’enfer. Si j’utilisais un outil électrique, le moteur provoquait un nuage de poussières et l’air n’était plus respirable. À l’autre bout je passais à peine sous les solives (et je ne suis pas gros). On se payait ma tête quand je ressortais du trou tout sale, plein de brin de scie, de poussière et de vieilles toiles d’araignées..
    Je ne sais pas en quelle année les gens avaient opéré cette transformation du garage en cuisine mais nous avons conservé la cuisine à cet endroit bien que nous ayons à peu près tout changé de place, notamment, les comptoirs, le lavabo, et nous avons installé les entrées et sorties d’eau et le lave-vaisselle, qui n’existait pas auparavant. Il se trouve sous le comptoir où on voit le malaxeur. David a commandé des feuilles d’acier inoxydable d’un atelier de métallurgie et je les ai installées sur les murs où il y a les comptoirs de cuisine, des deux côtés.
    Avant de les installer il fallait calculer et couper avec précision tous les rectangles où se trouvent des prises électriques. Il n’y a pas beaucoup de machines ou outils qui peuvent couper des feuilles d’inoxydable sans les abimer. L’inox est un matériau très dur, beaucoup plus dur que l’acier ordinaire. La machine la plus utilisée est la petite rectifieuse avec des disques à couper. Laissez-moi vous dire que c’est un travail très stressant car la coupe à la rectifieuse de l’inox le brule et il devient jaune et bleu sur les rebords de la coupe, donc, cette décoloration ne doit pas excéder le bord des plaques électriques. Aussi, le disque projette à grande vitesse des étincelles qui peuvent abimer le fini de l’inoxydable. On a que très peu d’espace pour couper un petit rectangle et ça prend une précision d’enfer. Les feuilles d’inox sont très dispendieuses et il ne faudrait surtout pas les gâcher. On a intérêt à beaucoup réviser ses mesures et à utiliser la machine de mains de maître.

    Le frigo a été encastré dans la pièce du fond qui est un vestibule. On ne voit que le devant, mais pas les côtés. Il est rentré assez juste dans son espace. Nous avons aussi installé des feuilles d’inox sur les dessous des comptoirs et nous y avons ajouté de l’éclairage. La cuisine est dotée de plusieurs interrupteurs et différents éclairages. Les dessus de comptoir sont faits de tuiles de céramiques noires bordées de moulures d’aluminium. La hotte de cuisine est en même temps un four micro-ondes. Tout le travail a été exécuté avec une grande précision et beaucoup de souci du détail. Je suis une personne qui adore le travail très bien fait, fignolé au maximum, dans les moindre détails. David et moi, nous nous entendons très bien sur cette façon de travailler. Il est lui aussi, un perfectionniste.

     

    Certaines de mes réalisations 1

     

    Certaines de mes réalisations 1



    Certaines de mes réalisations 1



    La partie avant de la cuisine. La petite salle à manger ou dînette juste devant la fenêtre. Sur la gauche, nous avons aussi pratiqué une ouverture très large donnant sur le salon, jetant une partie du mur à terre et construisant une porte d’arche. Derrière le cadre où on voit un palmier se trouve le panneau électrique. J’ai installé une penture à piano du côté gauche derrière le cadre, fixé au mur, de sorte que le cadre pivote de côté comme une porte. Le panneau électrique est pas mal plus petit que le cadre avec le palmier, c’était voulu de ma part. J’ai pu installer autour du panneau électrique un panneau en composite MDF et du velcro aux 4 coins et ce panneau est amovible et laisse de l’espace tout le tour du panneau électrique car en rénovation on a presque toujours de nouvelles idées et on ajoute de nouveaux circuits électriques, donc du nouveau filage et si nécessaire, de nouveaux disjoncteurs. Donc j’ai prévu de la place pour travailler autour du panneau sans avoir à briser le mur. Je me suis heurté à tant de problèmes dans ma vie de rénovateur que j’ai appris à être prévoyant et cette initiative a été payante sur cette maison même car David a changé d’idée si souvent en cours de route (rires).
    Dans le coin gauche en haut, on voit une plateforme retenue par une chaîne et une fixation au mur. C’était une idée décorative de David que j’ai réalisé et nous y avons installé des luminaires encastrés. Cette plateforme se trouve juste au-dessus de la porte d’entrée.
     

     

     

    Certaines de mes réalisations 1


     

    Certaines de mes réalisations 1


     

    Certaines de mes réalisations 1

      

    Certaines de mes réalisations 1


    Sous l’évier de la cuisine et aussi sous ceux de la salle de bain j’ai installé de la tuyauterie d’égout de 2 pouces et bien entendu dans la cave jusqu’au drain principal tout est en 2 pouces, y compris le drain du lave-vaisselle. Les coudes sont démontables pour y faire le service mais je pense que ce ne sera jamais nécessaire vu la grosseur des tuyaux. Le tuyau horizontal est aussi fait d’ABS 2 pouces. Directement sous les 2 crépines au fond des éviers se trouvent 2 adaptateurs 1½ à 2 pouces.
    Je suis un maniaque de l’espace de rangement (la logistique), donc la tuyauterie a été conçue pour utiliser le moins d’espace possible, bien tassée au fond du comptoir. Rien n’est trop long et ne prend plus de place qu’il ne le faut dans la plomberie. Les drains et entrées d’eau des éviers de la salle de bain sont conçus sur le même principe pour sauver le plus d’espace possible. Je me donne beaucoup de peine lorsque je construis quelque chose mais tout est pensé pour des résultats optimums. Je ne suis vraiment pas celui qui construit quelque chose n’importe comment…et le plus vite possible. Ma conception personnelle du « plus vite possible » passe après beaucoup d’autres critères de qualité de travail auxquels j’attache beaucoup plus d’importance. Le plus vite possible, oui, je suis moi aussi conscient du temps qui avance, mais j’ai le courage et la patience de placer chaque chose à sa place et dans le bon ordre et la qualité du travail, pour moi passe avant la rapidité d’exécution, loin avant même souvent. Le travail n’est jamais à recommencer. Il est là pour durer et il n’y a rien à y reprocher. Du reste, je n’ai pas 2 poids / deux mesures. C’est la même mesure pour tout le monde, la même qualité de travail. C’est dans ma nature, c’est comme instinctif, tellement c’est inné en moi, tellement je me pousse à performer (à ma manière) dans mon art.

     

    Certaines de mes réalisations 1



    Certaines de mes réalisations 1


    David voulait l’intérieur de sa maison de style très moderne et high-tech, alors nous l’avons conçu selon ses goûts. Il a choisi le matériel lui-même.
    La moulure en aluminium au coin arrondi sur le flanc de cette petite table surélevée a été très difficile à installer. Il a fallu la plier en rond pour épouser le coin et elle agissait comme un ressort avec beaucoup de pression. Rien n’a pu la faire tenir en place collée… sauf mon ultime idée… de la super-colle (cyanoacrylate)… et une série de courroies à cliquets pour la maintenir sous pression durant le temps où la colle devait sécher. Incroyable la force de cette colle!
    Pour ne pas abimer la moulure et les tuiles du comptoir avec un peu d'excès de super-colle, ma précaution,  c'est de les revêtir d'une pellicule de ruban gommé transparent juste sur leurs rebords avant de coller le tout. Je suis maquettiste et je suis très habitué aux travaux très délicats. Les techniques que j'utilise dans mon passe-temps m'ont beaucoup servi dans plein de travaux que j'entreprends. 

     

    Certaines de mes réalisations 1



    Dans le salon nous apercevons la grosse poutre à la verticale, celle que Bill a saisie à bras-le-corps et l’a installée où elle se trouve. Bien sûr nous l’avons vissée solidement au mur, à la poutre du haut et au sol
    Dans la partie du centre de l’ancien grenier nous avons construit une mezzanine et une autre plus petite, un peu plus bas où nous avons installé une grande table en verre en  »L », deux ordinateurs, trois écrans et deux chaises capitaine sur roulettes. Nous avions déjà prévu et installé des fils réseau pour Internet dans les murs à cet effet. Nous avons construit un escalier menant à la petite mezzanine, le dessus des marches est fait du même bois-franc que le plancher, ce qui fait chic. Sous la plus petite mezzanine, nous avons fabriqué un cabanon de rangements et sa devanture est une étagère pour les appareils audio-visuels, dont une télé cinéma-maison. Nous avons aussi prévu le filage des hauts-parleurs dans les murs. L’avant du salon est à toit cathédrale car comme j’ai écrit plus haut, David a démoli cette section du grenier. Les planchers ont été remis au niveau et nous y avons installé du bois-franc de couleur foncée.

     

    Certaines de mes réalisations 1


    Sous le miroir, au fond du salon, un foyer à l’éthanol à été posé dans le mur. Je n’ai pas participé à l’installation, mais c’est un ajout à la maison que je voulais signaler car David y a mis passablement d’argent et beaucoup de coeur.

    Certaines de mes réalisations 1


    En haut de la fenêtre nous apercevons le climatiseur mural que nous avons installé, y compris le câblage et la tuyauterie menant à l’extérieur au condensateur. Le technicien n’a eu qu’à connecter et faire son remplissage de gaz réfrigérant. (j’ai travaillé dans l’installation de ce type de climatiseurs aussi, mais assez brièvement) Nous avons installé au plafond des panneaux imitant des lattes de bois.

     

    Certaines de mes réalisations 1


    Dos au chaises-capitaines se trouve la grande mezzanine, juste un peu plus haut, l’ancien grenier qui a reçu un nouveau plancher. C’est un endroit de rangements séparé par des rideaux. On pourrait aussi y dormir.
    Nous apercevons également le petit vestibule d’entrée que nous avons construit, à portes-miroirs coulissantes.

     

    Certaines de mes réalisations 1



    Certaines de mes réalisations 1


    Sous le divan se trouve une porte (trappe) d’accès à la cave de service. Il y en a une autre dans la chambre à coucher, devant la porte de sortie arrière. J’ai dû découper ces portes d’accès à même le nouveau plancher et je leur ai installé des poignées à anneau, le tout encastré dans les planches de bois franc sur le dessus de ces petites portes d’accès. Un petit travail de précision qui m’a demandé d’ajuster ma toupie pour une profondeur peu creuse pour les rebords du rectangle et de réajuster ma toupie pour la partie plus creuse où se trouvent les anneaux.

     

     

     Certaines de mes réalisations 1

     

     La salle de bain, ou plutôt salle de douche, puisqu’il n’y a pas de bain. Nous lui avons installé un plancher chauffant sous les tuiles de céramique (avant d’installer les tuiles, bien sûr). Le plancher de douche est un creux plus bas que le plancher du reste de la pièce, toujours en céramique. Les murs de la douche sont en céramique blanche.

     

     

    Certaines de mes réalisations 1

     
    Nous avons installé un miroir mur à mur, commandé avec 3 ouvertures rectangulaires (une à droite hors de la photo) Dans ces ouvertures nous avons installé 3 néons encastrés dans le mur (ne sont pas allumés sur la photo).
    La machine à laver et la sécheuse sont superposées et le mur a été construit selon leur dimension. En face du miroir de l’autre côté du mur il y a des armoires de rangement (voir deux photos plus haut). Derrière la porte d’entrée (d’où a été pris la photo, se trouve une porte d’armoire cachant le chauffe-eau. La plomberie au-dessus occupe le minimum d’espace et retourne au mur. Une tablette au-dessus du chauffe-eau donne encore de l’espace de rangement qui autrement, serait perdu en bonne
    partie.

     

    Certaines de mes réalisations 1


     

    Certaines de mes réalisations 1


    Le panneau numérique de la douche à chaleur contrôlée

    Certaines de mes réalisations 1


    Sous le miroir, une grande feuille d’acier inoxydable, dans laquelle j’ai dû découper les ouvertures pour les robinets des éviers et les prises électriques (2), un autre travail où on retient son souffle, tellement la découpe doit être précise. Que de stress parfois, et c’est pas rare. Je me souviens que ces robinets vissés dans le mur par l’arrière m’ont donné beaucoup de mal. Les aligner parfaitement a été un enfer. Il y a des portes d’accès pour faire le service d’entretien pour les robinets et les néons de l’autre côté du mur, dans le cabanon de rangement où se trouve la petite mezzanine et la table de verre vus un peu plus haut.



    Certaines de mes réalisations 1



    Certaines de mes réalisations 1



    Certaines de mes réalisations 1



    Certaines de mes réalisations 1


    La chambre à coucher à toit cathédrale.
    Dans le coin, la porte arrière de la maison, dissimulée derrière un rideau qui va jusqu’au sol. Il y a un écran géant face au lit, sur le mur opposé. Dans le coin gauche de la pièce, près du miroir, se trouve le grand vestibule de la maison (walk-in).

     

     

    Certaines de mes réalisations 1


    Le vestibule, avec beaucoup de rangement judicieusement installé. à l’autre extrémité ce n’est pas une porte mais un grand miroir.

     

     

    Certaines de mes réalisations 1

     

    La maison est aussi munie d’un échangeur d’air électronique. Cet item n’a pas été installé par moi, mais bien sûr j’aurais pu le faire.

     

     

     

    —————————————————————————
    LA REMISE-ATELIER D’ANDRÉ

    En 2012, chez mon ami André, je suis allé à quelques reprises passer quelques jours pour l’aider dans son projet qui avait pris beaucoup de retard pour diverses raisons et nous avons installé les cloisons et fabriqué ses fermes de toit (trusts) pièces par pièces. Nous étions 3 hommes, 3 amis de longue date. Réjean, André et moi (en commençant par l'âge le plus vénérable jusqu'au plus jeune). Ça a été un plaisir de travailler ensemble et j'ai eu la chance de travailler avec 2 gars qui travaillent vraiment très bien. Au moins, je n'étais pas frustré d'avoir à défaire et refaire encore une fois le travail bâclé d'un compagnon de travail ou d'un quelconque individu sans scrupule qui serait passé par là avant moi.

    La fondation en béton était déjà coulée et les 4 murs étaient déjà passablement construits lorsque je suis arrivé. Cependant les murs étaient couchés au sol comme souvent en construction c’est plus facile de construire les cloisons par terre, puis de les lever et les installer. Cependant, les plus grandes d'entre elles étaient trop lourdes pour les soulever à mains d’hommes (pour 3 hommes en tout cas).

    J’avais déjà, avec une équipe de 2 autres hommes, construit un chalet en bois-rond il y a une vingtaine d’années et nous avions construit un système de câbles d’acier attachés au haut de grands arbres, puis à la base de d’autres. nous avions installé une poulie sur le câble d’acier passant au dessus de la fondation et j’avais amené
     mon palan à chaîne pour soulever les arbres au sol, que nous avions au préalable, coupés, transportés avec un tracteur et dénudés de leurs branches et de leurs écorces. C’était un genre de téléférique et la poulie roulait sur le câble d’acier très tendu, comme ceux des funambules qui marchent sur leur « corde raide »

    Donc, chez André j’étais aussi monté dans les arbres avec une longue échelle et j’avais installé des câbles, bouts de chaînes et grosses courroies à cliquets. Au dessus de la fondation à peu près au centre, selon la trajectoire entre 2 arbres. Ainsi, avec mon palan à chaîne nous avons pu soulever les cloisons et les installer à leur place une à une, les fixer au béton et les fixer les unes aux autres aux 4 coins.

    Nous étions en automne et la pluie était fréquente. Nous devions
     fabriquer les fermes de toit de toutes pièces.
    Quand j’avais construit le chalet en bois-rond nous avions aussi construit les fermes de toit pièce par pièce et nous étions 3 hommes, chez André c’était la 2e fois de ma vie que je construisais des  »trusts » et encore une fois nous étions 3 hommes pour le faire.

    Nous avons donc installé une grande toile pour faire un toit temporaire nous protégeant de la pluie. Ici et là nous avons fabriqué des structures pour soutenir la toile, et à certains endroits où l’eau de la pluie s’accumulait et formait des poches nous avons dû installer des planches. Donc au fur et à mesure nous apportions des corrections à ces supports sous la toile pour que l’eau s’égoutte mieux. C’était une installation de fortune mais elle était fonctionnelle et suffisamment solide. Il y a des jours où il ventait beaucoup, c’était très humide et assez froid. Certains autres jours nous avions des accalmies et du soleil et bien sûr ça travaillait mieux.

    Je me demandais pourquoi je ne trouvais pas de photos de moi en train d’y travailler. Banal car c’est moi qui prenais les photos. André m'a fourni les siennes par la suite. Celles où on me voit à l'oeuvre. 

     

     

    Certaines de mes réalisations 1


    Voici le dessin apparaissant sur le cahier des plans qu’André a acheté pour monter son petit atelier-garage, néanmoins il a changé les dimensions du plan et a fait sa construction plus large et plus longue. Il a aussi ajouté une petite porte de garage à l’extrémité droite sur le côté plus ombragé mais comme je viens d’écrire, le bâtiment est plus large et plus long que ce qu’on voit sur le dessin.

     

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le premier mur fabriqué au sol, puis monté à la verticale.

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Réjean et moi en train de fabriquer un des derniers murs qui devra ensuite être levé et installé . André, en arrière-plan, qui devait être à vérifier ses plans.

     

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Installation d'une toile car nous devions construire les ferme de toit (trusts) à l'intérieur du bâtiment car il pleuvait souvent et le vent était froid.


    SANYO DIGITAL CAMERA

     

     

    Le petit bâtiment vu d’arrière (côté long). La toile bleue descendant sur un flanc recouvrait l’ouverture de ce qui par la suite, sera la petite porte de garage, pour y entrer et sortir la souffleuse à neige mais une petite voiture passerait probablement tout juste.

     

    Certaines de mes réalisations 1


     La partie du devant. Les fenêtres ne sont pas installées, ni les 2 portes. Les jours de pluie nous glissions la feuille de contreplaqué pour couvrir l’ouverture de la porte. À l’intérieur, à la lumière nous pouvons apercevoir les fermes de toit empilés les uns sur les autres. Nous n’avions que très peu de place pour travailler à l’intérieur, donc nous avons construit les fermes de toit un par un à partir du sol et avons construit le deuxième sur le premier, le troisième sur le deuxième et ainsi de suite. Nous étions à l’abri de la pluie et c’est ce qui comptait.

     

     

    Certaines de mes réalisations 1



    Certaines de mes réalisations 1


    L’assemblage de fortune des madriers qui soulevaient la toile plus haut et permettaient à l’eau de glisser jusqu’à l’extérieur des murs, et empêchaient des poches d’eau de se former. Ça a été un processus et nous avons dû parfois modifier le système au gré des vents et de la pluie. Nous avons recouvert les extrémités des madriers d’un matériau spongieux pour éviter de percer la toile.

     

     

     Certaines de mes réalisations 1

     

     André m’avait installé dans une chambre au sous-sol. Il y avait un bureau de travail qu’il a débarrassé de ses toiles et j’avais apporté quelques boîtes à documents pleines de projets de modèles à coller d’automobiles et camions, de pièces, de figurines et d’outils de maquettistes. Sa table était relativement petite pour tout ce que j'ai placé dessus mais j'avais sorti plein de trucs pour lui montrer les différentes échelles sur lesquels je travaille et je lui ai expliqué comment j'avais fabriqué tel ou tel item, à partir de telles ou telles choses et d'une chose à l'autre la table s'est trouvée remplie d'objets. J'ai la manie de travailler sur plusieurs projets en alternance et de m'éparpiller un peu pas mal trop.

    Je fais ce qu’on appelle en modélisme, du scratch. C’est à dire beaucoup de modifications ou de pièces fabriquées-maison. Je transforme des modèles anciens de voitures de rues en voitures de courses de type Stock Cars.

    Par exemple, à gauche sur la photo se trouve une tige blanche qu'on aperçoit, en angle. C'est ce qu'on appelle en anglais un ''I beam'' sur lequel j'ai fabriqué de toutes pièces un palan à chaîne à l'échelle 1/12 (basé sur le mien). J'ai fabriqué plusieurs items de garage à cette échelle et J'ai un autre palan à chaîne en construction à l'échelle 1/8.

     

    Certaines de mes réalisations 1

     

     Je modifie des camions anciens en ramp trucks. Ce sont des camions qui transportent des voitures de courses, généralement des camionnettes de une tonne ou de plus gros camions qui ont un châssis rallongé et une benne adaptée pour recevoir la voiture, parfois même dans de rares cas, certains camions peuvent transporter 2 voitures, en plus des supports à pneus et des coffres pour l’outillage et les pièces de rechange dont ils sont souvent équipés. C’est une de mes passions depuis mon enfance à l’époque où j’allais voir des courses d’autos avec mon père et sa deuxième femme. Je modifie et aussi je crée des figurines avec des pâtes plastiques. J'aime beaucoup créer des outils et machines de garage, des armoires, établis et tout le reste pour des projets de dioramas. 
     

    À titre d’exemple, le camion bleu est un Ford C600 de type ramp truck mais celui-ci en particulier est aussi un camion à benne basculante appelé roll off truck . Le camion d'origine avait une boîte qui n'a pas été utilisée. La benne a été fabriquée avec un support à épices en plastique, une gracieuseté de ma mère qui s’est empressée de le décrocher du mur pour me l’offrir de bon coeur quand je lui ai dit que son ''rack'' était ce qu’il me faudrait pour construire mon camion. Cela remonte au début des années ’80, donc il y a plus de 30 ans. Maman a toujours eu un coeur en or et son plus grand plaisir était de nous faire plaisir. , Je monte des items de différentes échelles, soit 1/25, 1/16, 1/12 (toutes des échelles de modèles d'autos à coller) et depuis plus d'un an je fabrique aussi des items à l'échelle 1/8. J’ai aussi monté un site web sur le modélisme / maquettisme :

     

    http://montrealminiatures.com/

     

     

     

    Une autre journée de travail chez André

     

     

    Certaines de mes réalisations 1


    André debout tenant son niveau de 4 pieds, avec en prime, son sourire et Réjean l’ajustant au sol. Une certaine quantité de ferme de toit a été fabriquée à date. Nous avons aussi fabriqué des gabarits pour chaque petite pièce, en avons coupé en série sur une scie à onglet coulissante. J’étais souvent  »l’opérateur » de la scie à onglet et occasionnellement je travaillais à l’assemblage.

     

     

    Certaines de mes réalisations 1



    Certaines de mes réalisations 1


      Certaines de mes réalisations 1

     

    Certaines de mes réalisations 1


     
     Certaines de mes réalisations 1


    Le dernier des grands  »trusts », avec son panneau extérieur de copeaux de bois déjà installé. Sur le dessus, André prépare les 2 petits fermes de toits qui connecteront à 90° sur les grands (voir dessin en haut de page). Il y aura là aussi plusieurs pièces à fabriquer.

     

     

    Certaines de mes réalisations



     



     



     



     



     



     



     

     

     

     

     

     

    Par une journée plus clémente, à l'extérieur, André et moi, chacun sur nos scies.

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le premier ''trust'' que je suis en train de monter avec le palan (orange, plus haut que ma tête).

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

       

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Plusieurs ferme de toit, montés et entassés les uns sur les autres à une extréminté, en attendant de les distancer et les fixer à leur place. C'était nécessaire de les entasser pour avoir de la place pour monter les autres sur le toit à partir de l'intérieur du bâtiment. C'est avec ce long madrier de 2 X 4 entaillé en ''V'' sur le bout que nous levions les pointes des ferme de toit à la verticale pour les mettre debout.

     

     Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les panneaux de copeaux installés sur le toit.

     

     Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     La structure du toit intérieure. Tous les ferme de toit fixés à leur place et les panneaux installés.

     Nous avons donc installé les fermes de toit, puis installé sur ceux-ci les panneaux de copeaux de bois pour fermer le tout, puis nous avons placardé la remise-atelier pour l’hiver. André avait d’autres préoccupations et a reporté la fin de ce projet pour l’année suivante. Néanmoins, ce que nous avons pu faire ensemble, nous l’avons fait vraiment très bien, prenant le temps qu’il faut, le temps de bien mesurer, bien vérifier, bien couper, bien assembler, bien ajuster et ainsi de suite. Nous avions souvent la rigueur de la température contre nous mais nous n'avons pas sauté d'étapes ni fait des coins-ronds. 

    L’année d’ensuite j’étais déménagé encore plus loin de chez lui et j’avais moi-même plein d’autres préoccupations. André a dû terminer son projet avec notre ami commun, Réjean. Je suis passé le voir 2 ans plus tard et j’ai vu sa remise-atelier terminée. Je n’avais pas mon appareil photo avec moi. Je suis repassé le voir avec une clé USB un autre trois ans après et je suis resté chez lui quelques jours où j'ai créché dans la même chambre et où j'avais amené encore des maquettes en construction. Nous aimons nous remémoriser des anecdotes du passé, jaser autour d'une table, d'un bon repas, d'un café, cela arrive si peu souvent.  j'ai chargé ses photos dans ma clé. Je viens tout juste de les installer sur ce site.

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'année d'ensuite, le toit terminé. Les fenêtres et portes installées. Je n'y étais pas pour les aider, retenu par d'autres engagements.

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le revêtement extérieur installé. Il reste le lampadaire sur la base de béton à poser.  Bien sûr, le filage avait déjà été installé dans le sol avant de couler la base en ciment.


     

     

    ——————————————————————

     

    ARMOIRE DE CUISINE RALLONGÉE / RACCOURCIE

     

    Certaines de mes réalisations 1


    Mimi avait besoin d’espace de rangement dans sa cuisine. La partie brune pâle ce sont les panneaux que j’ai coupés et rajoutés. Le long panneau vertical à gauche remplace l'original, plus court.  Un petit exercice de menuiserie que j’ai fait des tas et des tas de fois dans ma vie. J'ai commencé à faire de la menuiserie à l'âge de 15 ans sur les machines de mon père mais à l'âge de 14 ans j'avais déjà suivi un cours de 3 mois en menuiserie. J'étais sérieux et je voulais apprendre. J'avais obtenu d'excellentes notes. Mon prof était un monsieur Destroismaisons originaire de Crabtree au Québec. C'était un homme fort sympathique que je n'oublierai jamais.

    Il me restait les 3 longues portes à couper et installer. En bas à droite dans l'extension de l'armoire on voit les 2 poignées qui contrôlent les entrées d'eau de la laveuse. La poignée de droite arrivait légèrement dans la trajectoire du nouveau panneau en vertical. Avant de l'installer j'ai dû lui faire une encoche très creuse à la toupie. Il ne restait qu'environ 1/8ième de pouce d'épaisseur du côté extérieur à cet endroit précis.

     

    Certaines de mes réalisations 1


    Plutôt que de rajouter 3 autres petites portes j’en ai refait 3 grandes, avec aussi les angles dans les contours, un style de portes des années 60 et 70 que j’ai respecté et refait de la même manière que les originales. Le faux-fini de teintes de bois sur les portes et sur l’armoire c’est l’oeuvre de Mimi qui est experte en peintures faux-fini.

     

    Une ironie de la vie, c’est que peu de temps après, une personne proche lui a donné 2 machines beaucoup plus récentes, à chargement frontal et avec les 2 tiroirs optionnels sous les machines. Donc elles étaient (et sont toujours) plus hautes que le bas de l’armoire que j'avais rallongée. J’ai dû recouper tout ça en enlevant l’espace d’environ une tablette (Scrongneugneu de scrongneugneu... c'est la vie!). ''La vie est un éternel recommencement'' dit-on.

     

    Certaines de mes réalisations 1


    Voici les dernières modifications que j’ai faites sur cette armoire. En-dessous j’ai fabriqué une tablette pour ses gros bols à salades. Il y avait un petit coin perdu sur le flanc de l’armoire, sur la gauche de la photo. j’y ai rajouté des tablettes triangulaires et Mimi a fait son oeuvre de peintures de faux fini imitation bois.

     

    Certaines de mes réalisations 1


     Un coin de mur inutilisé. Je lui ai trouvé une utilité.

     

    Certaines de mes réalisations 1

    Je fais mes calculs.

     

    Certaines de mes réalisations 1

     

    Certaines de mes réalisations 1

    L’armoire presque terminée. Il ne reste que les portes à installer.

     

    Certaines de mes réalisations 1

     

     

    Certaines de mes réalisations 1


    Cette armoire va servir de garde-manger.
    La peinture faux-fini imitation bois blanc c’est encore et toujours le travail de Mimi, ainsi que les poignées de portes. Je vois que  j'ai trop agrandi certaines photos, elles sont devenues floues.

     

    Certaines de mes réalisations 1


    Mimi s’est fabriquée une petite table de salon ronde. Elle voulait y insérer un plateau rouge au beau milieu du dessus et elle m’a demandé si je pouvais lui couper et enlever le centre. J’ai pris mes mesures. J’ai pris ma toupie, l’ai ajustée pour une première coupe moins profonde. Puis, je l’ai réajustée pour couper toute l’épaisseur du bois en diminuant le diamètre du trou. Ce qui est resté c’est l’épaulement où son plateau devait aller se poser. Le plateau allait donc être encastré dans la table.  

     

    Certaines de mes réalisations 1

     

    Certaines de mes réalisations 1


      Le travail exécuté.

     

    Certaines de mes réalisations 1


     C’était la porte de ma chambre lorsque j’habitais chez Mimi.
    J’avais arraché tous les cadrages de porte, rempli les fentes autour de la porte, refait la finition au plâtre. J’avais installé le filage dans le mur, un disjoncteur dans le panneau électrique, l’appliqué mural, un gradateur d’éclairage dissimulé sous une moulure de tablette. Les briques sont des dessins fait avec des teintes et mélanges de peintures, du faux-fini fait par l’artiste qu’est Mimi, ma meilleure amie. Le soir, l’éclairage ajusté au gradateur donne à ce coin un cachet particulier, lorsque les autres lumières autour sont fermées.
     

     

    Certaines de mes réalisations 1


    Ce qui est remarquable de ces dessins de briques faits de la main de Mimi c’est qu’elle en a aussi fait les extrémités à 90°, ce qui donne encore plus de beauté à son travail et donne un effet 3D. La largeur de la brique est même parfaite.

     


    Je recherchais une ancienne boîte à malle pour mettre sous l’appliqué mural, l’éclairage et je cherchais aussi une ancienne porte de maison avec les vieilles clenches d’autrefois. Je voulais un cachet qui ressemblerais à une porte d'entrée de vieille boutique.  J’ai trouvé les deux mais 2 ans après mon départ de chez cette chère Mimi, qui est toujours ma meilleure amie. Elle a installé la boîte à malle ... et un heurtoir de porte aussi (ne figurent pas sur cette photo).  La porte antique est toujours chez moi. Je la garde pour une autre utilité... un de ses jours. J'ai aussi trouvé entre temps, quelques vieux systèmes de clenches et poignées antiques depuis le temps, en plus de celle que j'ai déjà sur ma porte.

     

    Certaines de mes réalisations 1



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Certaines de mes réalisations 1

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Avez-vous déjà vu un interrupteur et un thermostat encastrés dans un mur? J’avais fait cela au départ parce qu’ils nuisaient à ma série de petits coffres à tiroirs transparents, empilés jusqu’au plafond. Puis Mimi a repris cette chambre. Je lui avais amené cette petite porte qu’elle a installée pour cacher les deux contrôles.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sabler un comptoir de cuisine en stratifié, usé et brulé par des poêles à frire ?
    Plus simple de changer le stratifié?
    Et si vous ne trouvez pas la couleur désirée?
    Il existe des peintures très résistantes pour les comptoirs, dans des variétés de teintes. Mimi voulait son comptoir d’une certaine couleur en fini imitation bois. Elle avait choisi ses teintes, alors j'ai sablé le dessus de ses comptoirs pour le rendre complètement mat afin que la peinture spéciale adhère bien.

    photo_446132_10192590_201207123813725
     

     

    Les comptoirs peints par Mimi en faux-fini bois. Les briques du mur et les armoires sont, comme toujours, l’oeuvre en faux-fini de Mimi. Les portes d'armoires et le dos du comptoir sont dessinés avec des lignes genre grain de bois teinté blanchâtre mais la photo ne rend pas justice aux détails de son travail.

     

     

     

    —————————————————————–
    SANYO DIGITAL CAMERA
     

     

    Le patio de Nicole, une amie, J’en ai refait une partie, dont l’escalier au complet. Il avait été installé croche. J’ai dû le détacher et le réaligner correctement. Puis sur les mêmes mesures, le refaire au complet, en reconstruisant exactement le même design.

     

    SANYO DIGITAL CAMERA
     

    J’ai refait aussi les planches en angle du dessus. Les pointes étaient coupées plus ou moins droites, fait par des professionnels en construction de patios. C’était encore du travail qui avait été vite fait et, selon mes critères de qualité, bâclé.  En tout cas voici ma coupe et je ne m’y prend pas du tout de la même manière qu’eux. Ma coupe est très nette et très précise tout au long.  Le creux à droite a été caché par la boîte à fleurs que je devais réinstaller.

     


    ——————————————————————

    ÉCHAFAUDAGE SUR MESURE

    Je devais refaire des joints de plâtre réparer des tas d’imperfections, sabler murs et plafonds et repeindre une cage d’escalier intérieur. Le plafond, au plus haut se trouvait à plus de 20 pieds du rez-de-chaussée. J’ai dû fabriquer une structure de bois en 2×4, 2×3 et 2×6 pour pouvoir y visser 2 grosses planches qu’on installe normalement sur des échafauds. Aucun trou n’a été fait dans les murs ou plafonds et la structure était très solide une fois terminée. Bien sûr, avant de la construire j’ai dû examiner l’endroit en détail et imaginer comment elle serait conçue, où elle devait être ancrée solidement etc. Elle a été faite de façon à utiliser le moins d’espace possible et permettre le va et vient des gens pendant que je sablerais les murs et plafonds. Si on est le moindrement intelligent, on ne va pas travailler à 20 pieds dans les airs sur une structure instable.

    Escalier1jpg
     

     
    Échafaud2jpg
     

     

    *
    Échafaud3jpg
     

     
    Échafaud4jpg
     

     


    ——————————————————————

     


    Flo-montant-ordi1 seul-jp

    Photo de moi travaillant à monter un ordinateur à mon poste de travail. En environ 2 ans j’ai monté des centaines d’ordinateurs neufs pour 3ZCOM Informatique. Ça comprenait le montage physique de toutes les composantes, l’installation du système d’exploitation, l’activation, installation de logiciels et anti-virus (si commandé par le client).

     

     

    Flo-montant-ordi6seul-jp
    Un autre jour où j’étais encore à monter des  »ordis » Je faisais les configurations habituelles après le montage physique.
     


    Ordi Flo seuljp2

     

    Un de mes anciens ordinateurs que j’avais modifié pour avoir le devant et l’arrière ensemble, étant donné que je passais mon temps à faire des tests, brancher et débrancher les fils à répétition.
    J’étais las de retourner constamment mon ordinateur d’un côté et de l’autre, donc je l’ai modifié pour avoir tout du même côté. Ce n’était pas pour l’esthétique mais pour la fonctionnalité. J’avais démonté le bloc d’alimentation et inversé le ventilateur à l’intérieur car il me poussait l’air chaud dans la figure, ainsi, il poussait l’air chaud à l’intérieur mais les panneaux de côtés étaient enlevés, donc pas de surchauffe, la chaleur se dissipait très bien.

     


    Kiwi dans pc.jo

    Mon aide-technicien, le petit Kiwi, mon perroquet à Tête Brune. Photo prise chez moi. Il vient voir tout ce que je fais et veux toucher à tous mes outils et mes matériaux. C’est l’un de mes 2 petits amours d’oiseaux. J'ai aussi une femelle Youyou du Sénégal, une espèce-cousine très proche du perroquet à Tête Brune.

     

    —————————————————————–


    TÔLERIE, SOUDURE, CARROSSERIE

    Couvercle1seul-jo


    Voici un petit exercice de ferblanterie qui pourrait aussi bien être de la carrosserie automobile, la tôle étant sensiblement de même épaisseur que celle utilisée pour les voitures et du même genre d’acier.


    Ce couvercle en tôle de boîte de relais électriques avait été découpé à la cisaille par je ne sais qui et je voulais le refaire comme il était à l’origine. J’ai dû lui faire une ligne horizontale et une autre verticale, puis couper en ligne droite pour enlever les rebords « mutilés » par la cisaille et faire un rectangle très droit, découpé dans ce couvercle pour pouvoir mieux le réparer. Le couvercle avait, à son haut et à son bas, un petit rebord étroit qui tournait à 90° et qui avait environ 1/8ième de pouce de largeur. Il devait s’emboîter dans la partie qui faisait le fond et qui était vissée au mur. Comme j’avais suivi un cours de métal en feuille étant jeune, que j’ai travaillé dans la ferblanterie à 2 reprises et que j’ai fait pas mal de carrosserie automobile sur mes vieilles voitures, y compris beaucoup de soudure, je me suis dit que j’allais réparer ce couvercle selon la règle de l’art des carrossiers automobiles. Dans mon gros bac de ferraille, J’ai trouvé une pièce de tôle de même épaisseur et qui avait par chance, même un pli à 90°. Je n’ai eu qu’à calculer minutieusement où couper la pièce (à la rectifieuse, car je ne possède pas de coupeuse à tôle), mais je me suis laissé un peu de jeu en la coupant et par après je l’ai lentement meulée jusqu’à ma ligne faite au couteau dans le métal, en faisant fréquemment des test pour voir comment ma pièce s’ajustait de mieux en mieux au couvercle, au fil de mes essais. C’est évidemment un processus qui demande une certaine patience. Je vérifiais également avec mon équerre si les pièces s’alignaient parfaitement ensemble et que la ligne du rebord demeurait très juste. Quand la pièce de métal s’est emboîtée parfaitement dans son espace, que le couvercle était parfaitement droit sur la surface de la table et qu’une règle métallique me montrait que la ligne verticale était parfaite, alors j’étais prêt à souder ma pièce sur le couvercle, tenue en place par deux pinces qui barrent. Ma pièce était jointée « bout à bout », ce qu’on appelle en anglais « butt welding » (soudure bout à bout) versus « overlap welding » (soudure de pièces superposées en épaisseur). Cette dernière expression désigne la manière de souder une pièce par-dessus une autre, comme un rapiéçage ou une « patch » sur un pantalon, qui s’installe par-dessus le tissu du pantalon et non dans le trou. Ma pièce avait demandé beaucoup plus de précision dans sa fabrication. Je voulais un travail le plus près de la perfection possible. Elle s’installait exactement dans son trou si je peux dire. J’ai eu l’idée de souder par l’intérieur et de laisser la soudure apparente de ce côté-là pour les besoins de la photographie.

     

    Je n’avais qu’un arc électrique au 220 Volts sous la main. Je me suis procuré les électrodes les plus petites que j’ai pu trouver (1/16″ #6013 chez Canadian Tire). L’ampérage le plus bas de cet arc est de 40 ampères et je l’ai donc réglée au minimum. La tôle étant assez mince et je savais que je ne pouvais qu’à peine toucher le métal une fraction de seconde et retirer rapidement mon électrode pour laisser refroidir la tôle car même en un délais aussi court elle était déjà rouge. Si j’avais tardé à retirer mon électrode en contact avec la tôle ça aurait littéralement « mangé » le métal et ça aurait fait un trou au lieu de souder. Cette technique s’appelle « souder par spot » en langage de soudeur. C’est assez long à souder parce qu’on arrête à chaque fraction de seconde et on laisse refroidir quelques secondes avant de toucher le métal à nouveau. Une soudeuse semi-automatique (mig) aurait mieux fait l’affaire avec le fil approprié, ou une électrode encore plus petite en diamètre sur mon arc, mais ça a quand même assez bien fonctionné avec cette électrode 1/16, même si c’était pas l’idéal.


    Couvercle2seul-jp

     

    La soudure vue de l'intérieur


    Couvercle3aseul-jp

    J’ai fabriqué ces lignes rouges avec un logiciel pour montrer l’endroit approximatif des soudures, deux lignes droites, l’une verticale et l’autre horizontale. J'avais fait la finition au mastic de carrosserie et mastic de finition, puis des couches d'apprêt et sablages successifs. Puis j'ai pris la photo et fabriqué les lignes rouges avec un logiciel.  L’autre photo ci-bas n’a pas les lignes rouges et on peut voir que la finition a été bien faite.


    Couvercle3bseul-jp


    Les photos donnent l’impression que la largeur du haut du couvercle et plus large que la largeur du bas mais c’est la lentille de la caméra qui a déformé l’objet.


    SOUDURE À L’ARC ÉLECTRIQUE
    j’ai commencé à souder à l’arc en 1984 sur le châssis de ma Chevelle 1969 décapotable. J’avais acheté une remorque  à simple essieu (tubulaire)
    pour transporter une automobile. La remorque était trop étroite pour ma Chevrolet 1964 alors je l’ai coupée en plein centre et je l’ai élargie en coupant chaque traverse et en lui rajoutant un fer-angle sur le dessus, soudé tout le tour. J’ai fabriqué toutes sortes de  »pullers » pour mécanicien, soudé des attaches de remorques, réparé différentes châssis d’automobiles et camionnettes, réparé du fer forgé, des escaliers et j’ai aussi travaillé sur les conteneurs de marchandises au terminal Termont, au Port de Montréal. J’ai aussi soudé un peu à la semi-automatique (mig). J’aurais probablement quelques photos à faire suivre, faut juste les retrouver

     

    SOUDURE À L’ACÉTYLÈNE (bronze)
    En 1980, j’avais acheté un nécessaire de torches acétylène. Notre voisin du côté sud, Monsieur Roy, était un soudeur à la retraite. Il avait travaillé pour les camions White et soudait des châssis de camions rallongés, des commandes spéciales de clients. C’est lui qui m’a appris à régler les manomètres et à souder à l’acétylène. Ce n’était pas difficile. Pendant quelques années j’ai refait des fonds de voitures avec de la tôle que je soudais au bronze. Je refaisais les formes de planchers le plus fidèlement possible et je soudais mes tôles découpés exactement dans les trous, soudées tout le tour. C’était encore la façon de faire à l’époque, jusqu’à l’arrivée du mig. Je regrette de ne pas avoir pris de photos de ces réalisations-là, à l’époque. Mon travail était très bien fait. Je prenais toujours tout le temps nécessaire pour obtenir les meilleurs résultats possibles.

     

    —————————————————————

     

     

    L’auvent de Mimi

     

     Photos du patio et auvent 7jpeg

     

     

    Photos du patio et auvent 8jpeg

     


    Quelques années auparavant que Mimi aménage à cet endroit,  son proprio avait fait construire un patio pour sa mère qui habitait au-dessus de chez lui. Lorsque la dame est décédée Mimi a loué le logement. Le patio avait été construit 12 pieds de large par 10 de profond. On ne trouve pas ce format d’auvent sur le marché. Mimi avait le choix d’acheter un auvent plus petit ou d’en prendre un qui aurait 2 pieds de trop sur un de ses côtés. (12 pi par 12 pi.). Je lui ai trouvé un auvent de 12 pieds par 12 pieds à bon prix.  J’ai solutionné le problème  en ajoutant 2 cornières en angles d’environ 45° pour en soutenir les angles de deux des coins et reculer les coins de soutiens de 2 pieds de chaque côté. J’avais, au préalable, calculé mes pièces, (fer-angles de 1 ½ pouce par 1 ½ pouce), figuré mes coupes en angles, coupé mes pièces  à la rectifieuse, percé et boulonné. J’avais soigneusement pris toutes mes mesures afin que tout soit très symétrique. Nous avons laissé le toit se prolonger à l’extérieur du patio, Ça donnait un look particulier. J’ai installé un tuyau de 12 pieds sous le toit de l’auvent, parallèle au garde-corps. Ce qui a permis d’y installer des anneaux et deux rideaux plus étroits pouvant se glisser dans les coins. C’était pratique pour l’intimité et aussi pour les jours de pluie.

     

     

     

    mini planche de travail (correction dans le bon ordre) logo C seul-jp

    Une autre de mes passions, à part le maquettisme, c’est l’art graphique.
    Je me passionne à reconstruire d’anciens logos de postes d’essence d’autrefois, logos anciens de produits pour automobiles, enseignes commerciales, logos anciens de pièces de performance, graphiques de voitures de courses, commerces et un peu tout ce qui est d’époque (mon côté nostalgique). Voici une de mes planches de travail montrant un abrégé des étapes de reconstruction du logo « C » de l’ancienne compagnie pétrolière québécoise Champlain. Je ne suis pas sûr des couleurs exactes mais un ami devrait me faire parvenir une photo d’une enseigne Champlain bientôt.
    Je crée aussi des logos, enseignes de noms de commerces fictifs pour mes montages de maquettiste
    ou même juste pour le plaisir.


    Lettrage Flo-seul-jp

    Non, je ne suis pas infographe professionnel. Je ne suis pas lettreur à la main comme j’ai eu autrefois un ami qui était un lettreur incroyablement doué, Paul Cyr qui est déménagé à Eastman, dans les Cantons de l’Est en 1984 ou en 1985.
    Néanmoins je suis capable de fignoler un travail à l’ordinateur jusqu’à ce que j’obtienne un résultat professionnel. J’ai appris seul, à tâtons. Je ne connaissais personne pour me l'apprendre, me donner des trucs et conseils. Ça a été un apprentissage très difficile. Ça m'a pris un bon 2 ans avant de pouvoir comprendre la base du logiciel et pouvoir fabriquer quelque chose d'encourageant. J'essayais et je ne comprenais pas. je laissais de côté un temps. Puis après des semaines j'essayais à nouveau et démoralisé je laissais la chose de côté encore. Un temps après j'essayais de nouveau, puis j'abandonnais, découragé. Un jour j'ai compris comment fonctionnait un outil, puis un autre, et encore un autre. J'y ai passé des heures et des heures à temps perdu. Je lisais la rubrique AIDE, le manuel sur Internet d'Inkscape mais j'y comprenais peu de choses. Parfois j'arrivais à comprendre un peu plus.

    je ne connais pas tous les trucs, tous les outils. Je les ai découvert un à un par moi-même et même qu’il en reste que je ne connais pas, probablement plusieurs. J’ai développé mes propres techniques car je n’avais personne pour me montrer comment faire.

    Le graphique ci-haut est une enseigne de commerce fictif… à mon nom.. C’est ma création… mon idée, mon design, comme plusieurs autres que j’ai créés. Je peux passer des heures à fabriquer une enseigne, un logo. Je ne pense pas que je pourrais gagner ma vie comme infographe. Ils ont à peu près tous une formation et en savent bien plus que moi. Ils connaissent tous les outils, les trucs… mais moi j’ai mon imagination et ma persévérance. Je suis certain qu’ils peuvent faire un travail beaucoup plus vite que moi. Par contre j'ai vu des ''pros'' qui font du travail bâclé, qui n'ont pas le souci du détail, alors tout est vraiment une question de perspective.
    J’ai un projet en tête de rue commerciale en miniature avec plusieurs commerces… des projets j’en ai mille… mais les choses miniatures demandent tellement de temps pour de petits détails et il n’est pas rare que je sois à bout de courage et de patience, alors beaucoup de choses commencées dorment dans des boîtes… en attendant le jour ou l’année que je vais me décider à les reprendre pour en faire un autre bout, ou dans l’espérance de les terminer. Le maquettisme (qu’on appelle aussi  »modélisme ») pour moi, c’est une autre façon d’occuper mon esprit et de terminer un projet ou non est moins important peut-être que le fait de franchir une étape que je trouve un beau défi. Des graphiques comme ceux plus hauts j’en ai fait plusieurs depuis quelques années.
    Puis, malheureusement, dans les derniers mois, mon disque dur à sauté... pire encore, mon disque dur de sauvegarde rempli de dessins, photos, textes a aussi brisé... et pour finir une clé de 32 go aussi... plus j'ai perdu 2 autres clés USB !!!!!! j'ai cependant une pile d'anciens disques durs qui ont du matériel amassé pendant des années, mais les 5 dernières années environ... presque tout est perdu pour de bon. Des centaines et centaines d'heures de travaux perdues à tout  jamais.

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

    J'avais acheté une petite voiture en bois faite par un artisan. Son style m'intéressait comme inspiration pour me fabriquer un graphique d'une voiture de la fin des années 50 au début 60. Je me suis donc inspiré de certaines formes de cet auto et pour le reste j'y suis allé de mon inspiration personnelle en regardant des photos de voitures de ces années-là. Le graphique ci-haut montre la voiture originale en bois et la plupart des pièces que j'ai conçues pour fabriquer mon dessin vectoriel. En fait j'avais d'abord construit la voiture pièce par pièce mais dans l'idée de montrer la multitude de pièces fabriquées j'en ai fait une copie et je l'ai défaite pièce par pièce. 

    Ça m'a pris au moins quelques heures pour la construire en m'inspirant de la photo de la voiture de bois que j'avais importée sur ma page de dessin. Cette page c'est toujours en fait, ma planche de travail et j'aime bien garder mes étapes de travail ou au moins des parties en tout cas.  Je ne suis pas Speedy Gonzalez, je ne suis en compétition avec personne, même pas avec moi-même. C'est pas une course contre la montre (je déteste).

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dommage, la photo s'est chargée petite. Sur le dessin de la voiture du haut  dans sa version d'origine (plus grande), on voit une multitude de pointillés sur le dessin de l'auto. Ce sont toutes les pièces assemblées sur la voiture construite. J'y ai ajouté des vitres teintées comme on en voyait souvent à l'époque. C'est le genre de design de voitures qu'on voyait autrefois dans des publicités, dans des jeux d'antan comme le Mille bornes, Monopoly, sur des cartes d'affaire ou autres graphiques d'époque. J'adore créer ce genre de voitures et camions.

     

     


    *
    Flo et son Go-Kart-seuljp
     

    Photo à l’époque où j’étudiais en Mécanique (Équipement Motorisé) à l’école, au secondaire. Nous travaillions sur des automobiles, camionnettes à y apprendre la mécanique et aussi la carrosserie. En atelier mécanique, nos deux profs avaient eu l’idée d’intéresser d’avantage les élèves en leur proposant une activité. Celle de monter 2 Go-Karts pendant l’année les vendredis après-midi si ma mémoire est bonne. L’un resterait la propriété de l’école et l’autre serait offert à l’élève gagnant du tirage parmi tous les élèves du groupe à la fin de l’année scolaire (1973-1974). Cette année-là j’avais été le meilleur élève de l’école pour les ateliers lourds (mécanique, soudure et autres). J’avais reçu le prix méritas de l’année… et j’ai aussi eu la veine de gagner l’unique Go-Kart offert par l’école à l’élève dont le nom sortirait du tirage. Dans une activité du cours de mécanique, nous étions allé visiter un atelier professionnel où on construisait des Go-Karts. Les profs, avec un budget de l’école, avaient acheté les pneus, les jantes, les essieux arrières et avants, les volants, les engrenages et chaînes, les tambours de freins, petits embrayages centrifuges, suspension de caoutchouc et câbles d’accélérateur. Les châssis ont été dessinés et fabriqués en atelier mécanique avec des longueurs de tuyau d’acier que nous avions coupés, courbés avec des plieuses à tuyaux et soudés à l’arc électrique, les soudures ayant été faites par les enseignants, tandis que les élèves tenaient les pièces en place.
    Un peu tout le monde travaillait à fabriquer, modifier, installer telle ou telle pièce, tous y participaient. Nous avions aussi utilisé des barres, plaques et tiges d’acier pour fabriquer certaines autres pièces, deux tôles découpées pour faire les fonds des Go-Karts. Ils n’avaient pas acheté de banc de go-karts, l’école avait fourni 2 chaises qui avaient des pattes cassées. Nous avions coupé celles qui restaient et soudé les fonds de chaises sur de petits tuyaux en angle sur chaque Go-Kart. C’était vraiment un « projet-ÉCOLE » avec ces chaises-là. Tout les autres élèves de l’école reconnaissaient bien ces chaises sur lesquelles ils s’assoyaient jour après jour et faisaient parfois des blagues en les apercevant comme sièges de nos Go-Karts. Cette école était récente (Georges-Vanier à Montréal, inaugurée l’année précédente, 1972-1973) et toutes les chaises étaient les mêmes dans toutes les classes.

     

    Chacun des élèves du cours de mécanique avait un petit moteur Briggs & Stratton sur son banc de travail (de long comptoirs avec des chaises hautes). Nous devions les démonter, les remonter et faire les ajustements d’usage. Quand les moteurs fonctionnaient, la récompense pour l’élève était de lui faire installer son moteur sur le Go-Kart et de l’envoyer faire quelques tours dans la cour arrière de l’école. Cette cour était asphaltée, fermée et inoccupée. C’était très motivant pour les élèves du cours de mécanique. J’ai toujours ce Go-Kart (ça fait plus de 40 ans cette année). Il est entreposé dans le sous-sol chez l’un de mes frères. C’est un souvenir que j’ai toujours voulu garder. L’école ne donnait pas le moteur Briggs & Stratton avec le Go-Kart. Je l’ai toujours gardé comme souvenir sans y installer un moteur. Je ne voulais pas l’abimer. Les deux Go-Karts ont été très bien conçus. C’était du travail comme j’aime, bien fait, fignolé, rien de croche, de mal fait. Je dois un hommage aux deux enseignants qui nous ont enseigné la mécanique avec tant de gentillesse et de perfectionnisme: Jean-Claude Allie, mon prof, et le second se prénommait Paul mais j’ai oublié son nom de famille.

    ————————————————————–

     

     

    Flo Hydrant seuljp

     

    Voici une borne-fontaine miniature à l’échelle 1/25 que j'ai fabriquée à partir de différentes pièces et matériaux. Elle est très détaillée jusqu'à même les boulons et chaînettes miniatures. Elle mesure environ 2 ¼ pouces de haut. 

     

    Ces quelques travaux sont très peu de choses à comparer à tout ce que j'ai pu faire dans ma vie car j'ai fait des constructions, installations et réparations par centaines. Je ne traîne pas souvent un appareil-photo avec moi et d'ailleurs la plupart des clichés affichés sur ce blog ont été pris par des gens où j'ai travaillé.

     

     

    VOLIÈRE D'OISEAUX FABRIQUÉE PAR FLORENT ET MIMI

     

    Ma meilleure amie voulait une volière faite sur mesure et d'une forme irrégulière qu'elle voulait installer sur un meuble antique qui servirait de piédestal et aussi il servirait pour emmagasiner les sacs de graines et accessoires pour les oiseaux.

    Elle a acheté une grosse cage usagée qui était entièrement démontable et je lui ai donné une de mes cages qui était aussi, démontable en sections. À partir de ces deux cages en pièces, elle a fait un arrangement de panneaux et d'angles qui ressemblaient au plan qu'elle avait en tête. Ensuite, suivant la forme et la disposition de ses panneaux, nous avons conçu un grand gabarit en carton mince pour que je puisse avoir la forme et les mesures exactes de chacun des côtés de sa volière. Je devais lui fabriquer un fond et un toit. Avec ce gabarit, donc je lui ai découpé la même forme et dimensions dans deux pièces identiques de contreplaqué de ¾ de pouce d'épaisseur. J'ai aussi, fabriqué un contour en acier avec des fer-angles de 1¼'' par 1¼'', tout soudé à l'arc électrique. J'ai acheté une feuille de 4 pieds par 8 pieds en stratifié blanc et je lui ai découpé 2 pièces qui ont les mêmes formes que les panneaux en contreplaqué, mais il était très important de penser que le fini blanc du stratifié devait être à l'inverse l'une de l'autre, l'effet miroir, si on veut. Une feuille irait au plafond et l'autre ferait le plancher de la volière qui aurait une forme irrégulière avec une façade en angle. Le stratifié se nettoie très bien car les oiseaux ça mange et ça fait des crottes. Le plafond blanc agirait comme diffuseur de lumière.

     

    Il est nécessaire d'installer 2 couches de colle contact sur le bois non peint car la première couche pénètre dans le bois et disparait en bonne partie (j'ai travaillé aussi dans ce domaine). Il faut donc laisser sécher la première couche. Puis en installer une deuxième par la suite et se dépêcher de coller l'envers du stratifié avant que la colle sèche sur la surface du bois. Sur une grande surface, pour aller vite il est préférable de vider de la colle à même le pot et l'étendre au rouleau à peinture. Des gants en caoutchouc sont très utiles pour ne pas trop se tacher les mains. Il faut aller le plus vite possible, sans faire de gâchis et c'est un peu énervant. Il faut que toutes les surfaces soient entièrement recouvertes de colle. Il ne faut laisser aucune surface non collée pour éviter le poches qui pourraient se soulever et ne pas adhérer. Il est préférable de coller à l'extérieur ou dans un endroit très bien aéré car la colle sent très fort. Il est aussi préférable de laisser un peu de stratifié dépasser tout le tour de la forme sur laquelle on la colle, surtout si la forme est grande car on n'a pas le temps d'essayer de redresser que la colle a déjà séché et si la pièce est mal alignée, le travail risque d'être à recommencer. Le cas échéant, on peut décoller avec un séchoir à cheveux et une spatule large, c'est ainsi qu'on remplace aussi les anciens panneaux de stratifié brisés ou lorsqu'on désire changer de style, ou couleur de stratifié sur un meuble ou comptoir quelconque, non conseillé pour les comptoirs moulés.

    Pour bien faire coller le stratifié sur le contreplaqué on utilise un rouleau en caoutchouc fait spécialement à cet effet, mais si vous n'en n'avez pas vous pouvez utiliser un rouleau à peinture, en général ça fait l'affaire. Par chance j'avais une grande feuille de contreplaqué en surplus. Je l'ai installée sur mon montage et j'avais des blocs de remblais en béton que j'ai placés sur le tout pour y mettre du poids. Le tout a très bien collé ensemble.

     

    Pour revenir à la suite des étapes de travail,

    par après on n'a qu'à découper l'excédent de stratifié tout le tour de la forme qu'on a recouverte. Par exemple, j'ai tourné ma pièce à l'envers et j'ai appuyé le bord de la lame de mon couteau sur le contreplaqué, qui m'a servi de guide. Il faut, cependant, que le stratifié repose sur une planche lisse et c'est encore mieux si on a du poids sur le contreplaqué (mes blocs de remblais), ainsi ça évite de faire décoller le stratifié car il est pris en sandwich entre les feuilles de bois bien pressurisées. La coupe se fait droite mais il faut se concentrer à garder une pression latérale constante sur la lame et ne pas aller trop vite. Je n'utilise pas les couteaux courbés à lame au carbure car la lame est trop large et quand on coupe manuellement ça prend une éternité et ça coupe 3 ou 4 fois plus large que nécessaire...  et 3 ou 4 fois plus large demande 3 ou 4 fois plus d'énergie... et aussi 3 ou 4 fois plus de temps. Mon truc est de prendre un couteau muni de ce genre de lames très tranchantes qu'on brise à la pince quand elle sont émoussées et on réajuste la longueur de la lame en la sortant d'avantage du couteau. Ces lames sont faites de métal HSS (High Speed Steel), moins dures que le carbure mais quand même très dures, mais surtout beaucoup plus minces, de là le grand avantage. Je prend une lame neuve mais j'utilise ma rectifieuse avec un disque à couper et je sectionne la lame à l'angle opposé où elle l'est normalement. Ainsi la pointe est inversée de côté car on ne doit pas couper avec la pointe en forme de ''V'' de la lame mais plutôt avec le dos de la lame. la pointe en ''V'' n'est bonne que pour les surfaces très très minces car elle plante et saisit dans les épaisseurs le moindrement plus épaisses qu'un carton très mince (non gaufré). C'est un truc de maquettiste car je coupe du plastique depuis un bon 20 ans de cette manière. C'est la façon de faire quand on fait du modélisme. Il faut cependant ébavurer la lame qui a été coupée à la rectifieuse, ou sur une sableuse à ruban, la passer doucement sur ses deux côtés pour enlever les bavures de métal qui épaississent la lame, étape souvent nécessaire afin qu'elle soit lisse des deux côtés. De cette façon, en coupant le plastique (ou certains autres matériaux) la lame à sa pleine largeur, emporte un filet de plastique exactement de la même largeur que la lame elle-même, donc elle ne plante pas dans le plastique mais elle creuse toujours dans le même sillon. Bien épaulée sur une règle ou une barre métallique, elle coupe très droit et la coupe est relativement nette. Il faut repasser des tas de fois car le stratifié est très dur, néanmoins on y arrive quand même assez tôt avec un peu de persévérance. Ensuite il ne restera qu'un petit sablage pour adoucir la coupe. Pour la coupe du styrène et autres plastiques c'est la même méthode, quoi que pour les pièces plus petites et plus fines on utilise plutôt le genre de couteaux du genre scalpel mais c'est la même technique de couper avec le dos de la lame. Souvent même, je meule la pointe en ''V'' afin qu'il ne reste que la pleine épaisseur de la lame. Comme je le disais, la forme en ''V'' plante dans le matériel qu'on coupe et elle saisit, elle se bloque dans le matériau et le travail n'avance pas. C'est alors plus dangereux d'abimer sa pièce ou de se blesser si on persiste à utiliser cette manière. Les lames en ''V'' ne sont pas faites pour les surfaces dures, mais plutôt assez molles (papier, viande, cuir etc).

    Certaines de mes réalisations

     



     



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Voici la base de la volière avec son contour en acier installée temporairement au centre du meuble. Le contour métallique n'était pas encore vissé sous la planche d'où la raison des sangles à cliquets qui retenaient le tout ensemble. c'était un ''test fit'' pour vérifier si la pièce avec son contour d'acier cadrait bien dans son espace. Le stratifié n'avait pas encore été installé sur le dessus et les soudures n'étaient pas encore meulées. Mimi avait ajouté 2 miroirs sur les murs et elle n'était plus certaine si ma pièce pourrait entrer à sa place. Elle avait aussi apporté un changement aux contours de sa volière. Le devant serait du même angle jusqu'au mur, supprimant la petite partie à angle droit complètement à gauche, ce qui a changé mes plans et m'a forcé à faire certaines modifications  et à rajouter de petits triangles en bois et en stratifié à mes 2 panneaux, plus autres modifications (Ah... cette Mimi !).

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je suis à perforer et fraiser les trous pour fixer les coins de la volière au travers du contreplaqué du dessus. Mais oui... l'impatiente Mimi a déjà installé tout son petit monde dans sa volière qui était loin d'être terminée. Ce qui m'a causé parfois problème. Je ne voulais pas les blesser. Il y en a 11 en tout. Ce sont de petits amours que j'adore. Les tringles de rideaux faits de tuyaux en laiton n'étaient pas sectionnées et installées définitivement. Par la suite j'ai fait un gabarit (mais oui, je suis maniaque de gabarits... et un expert). J'en construis depuis mon adolescence. J'ai dû relocaliser un des supports de Mimi juste au point de jonction des deux rideaux. Le même angle que celui de la cage au fond, mais avec un décalage de 2 pouces pour que les rideaux soient légèrement à l'extérieur de la cage mais parfaitement parallèles. En passant, la peinture en faux-fini de briques anciennes et les plantes dessinées sur les murs, c'est encore l'oeuvre de Mimi. Elle est perfectionniste dans son art... et moi dans le mien.

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Voici la tringlerie terminée et son support du centre relocalisé. Également, j'ai fabriqué un court tuyau, plié à l'angle exact, tuyau un peu plus fin que ceux de la tringlerie, qui s'insère à l'intérieur de chacun juste dans le joint du support. Alors tout tient en place solidement. Non, le plafond n'est pas croche et en dénivellation. C'est la lentille de l'appareil photo qui a déformé l'image.

     

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mimi a monté ses structures sur ma base, cette fois le stratifié était installé. Cette photo montre le plafond de la cage. Mimi avait attaché les sections de cages avec des rubans noirs temporaires (les oiseaux les auraient grugés assez rapidement et tout aurait risqué de se défaire, et les pauvres oiseaux... Ah... Mimi !!!!). Mon plafond en contreplaqué, avec son stratifié déjà collé sont sur le point d'être installés définitivement. J'ai calculé de façon très précise où faire mes trous et mon idée pour joindre les sections de cages de façon invisible à été de tracer les lignes des coins avec une équerre. Les coins de la cage qui sont faits de tuyaux carrés soudés aux barreaux de la cage, les tuyaux étant creux (bien sûr). J'ai donc installé des boulons de 2 pouces de longueur avec des écrous hexagonaux pour bloquer, serrés très solidement, mais le dernier étant un écrou carré qui épouse la forme intérieure des tuyaux, alignés selon les angles précis des tubes carrés. Quand j'ai eu fait le tour et installé tous mes boulons et écrous, je n'ai eu qu'à enlever mes blocs d'espacement temporaires et tout est entré en place sans problème. Nous avons enlevé les lanières (cordons) en matériel noir et tout était solidement ancré ensemble, aucune vis apparente, aucune fixation quelconque de visible. 

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le dessus tu toit de la volière. Ce sont les mêmes boulons que sur la photo ci-haut, mais vus du dessus. Ils sont à têtes coniques  (fraisées) 5/16 '' , encastrées dans le contreplaqué. La moulure décorative étant déjà installée. J'avais calculé l'angle précis (sans mesurer), au moyen d'un gabarit plié en deux au plein centre (mon truc). Sur ma scie à onglet bien ajustée à ce demi-gabarit, la coupe est toujours parfaite. C'est un angle irrégulier qui m'a demandé de couper un bloc en angle et l'installer sur ma scie à onglet pour combler l'angle que ma scie ne me permettait pas d'atteindre pour couper au bon endroit, petite idée géniale, en me réajustant sur ce bloc en angle (arbitraire), J'ai pu couper mes moulures à l'endroit désiré. La coupe était parfaite. Je suis maniaque de précision. Je prend le temps de bien faire, bien penser. Je ne saute pas d'étape et je suis très satisfait de mon travail.

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et oui! Je suis dans la cage avec les oiseaux. Ils me connaissent bien. Ils doivent se demander ce que je fais. J'installe le plafonnier (éclairage au LED). À noter, le stratifié blanc au plafond, qui bien sûr fait office de diffuseur, comme je l'ai mentionné plus haut... pour une cage aux barreaux foncés c'est plus que nécessaire. Cette Mimi prend des photos de moi à mon insu. Je suis trop concentré lorsque je travaille. Pas le temps de jouer les vedettes... et puis, elle ne me prévient pas. Celle-ci, elle la trouve comique. Elle se paye impunément ma tête. Elle me taquine. Elle a réussi à capturer un gros oiseau rare. Cette photo ne se trouve pas dans le vrai ordre chronologique de la construction de la volière... Le plafonnier était déjà installé sur des photos précédentes... peu importe.

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je finis l'installation du plafonnier par le dessus. Il reste quelques détails à faire. Probablement une petite étagère en coin faite sur mesure pour combler le vide entre la commode sous la cage et le mur (côté gauche du meuble). Elle aura une configuration un peu compliquée... mais je suis habitué aux choses pas faciles et aux multiples étapes. Et puis cette chère Mimi risque de m'arriver avec de nouvelles idées, de nouvelles options pour sa volière, ou de quelconques modifications. C'est la vie.

     

    Volière Terminée? Peut-être... mais pas sûr.

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    J'avais donné une corniche en demie-lune à Mimi il y a un certain temps. Elle a eu l'idée de l'utiliser sur le devant de sa volière. J'ai dû lui faire une coupe à la base. Elle l'a installée elle-même. Je lui ai aussi coupé des pattes additionnelles et un panneau de bois pour remplir le trou laissé à gauche de son meuble, allant jusqu'au mur, sur le devant. Elle a fait le même faux fini pour la corniche et le panneau, que celui qu'elle a exécuté sur son meuble antique. Elle s'est installée aussi un panneau du côté droit du meuble , allant jusqu'au mur du fond pour cacher tout le câblage et les fils réseaux pour les 2 ordinateurs sur le comptoir adjacent à la volière (non visibles sur les photos, car le coin est trop sombre). Je n'ai fait que lui préparer les pièces et elle les a installées d'elle même, néanmoins je place les 3 photos qu'elle m'a fait parvenir pour montrer la volière et son meuble terminés (Elle peut toujours m'arriver avec d'autres idées, cette espiègle de Mimi).

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Certaines de mes réalisations

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    J'ai encore beaucoup de photos à ajouter mais il faut les trouver ici et là dans mon classeur. Beaucoup de textes encore à écrire pour raconter ce qu'il y a derrière les images. Probablement aussi d'autres photos à prendre de différentes réalisations personnelles. Parfois des projets fous. Le temps me manque souvent car c'est incroyable combien il y a toujours des choses à réparer tout partout. Une chose brise, je la répare et aussitôt une autre casse, puis une autre et encore une autre. De nos jours, tout est falsifié, tout est de mauvaise qualité, rien ne dure longtemps. J'ai un tas de choses à réparer chez moi et plus ça va et plus il y en a. Je suis parfois très frustré de tout le temps que je passe à travailler sur des choses qui devraient durer beaucoup plus longtemps. Quand je dis réparer... ça veut souvent dire modifier, fabriquer de meilleures pièces, adapter et sortir un tas d'outils et de machines... et tout le temps que ça nous vole.  Juste un exemple. Il y a une dizaine d'années environ j'ai acheté une grosse lampe-loupe toute en métal, avec un néon circulaire autour de la loupe (je suis maquettiste, comme vous savez, alors une lampe-loupe m'est indispensable). Donc, cette grosse lampe a même à sa base un gros bloc rectangulaire qui comprend des prises additionnelles pour y brancher des outils électriques genre Dremel ou autres machines. Superbe et très utile lampe et assez dispendieuse. Après quelques mois seulement d'usage, le néon a cessé de fonctionner. En faisant des tests électriques j'ai trouvé que le néon circulaire était bon. Le ballast avait lâché. Il était d'une forme particulière, dans la tête. Irremplaçable et on ne pouvait trouver cette pièce nulle part. Pour parvenir à réparer ma lampe-loupe j'ai acheté ce genre de néon circulaire qui est fixé sur un ballast qui se visse comme une ampoule électrique dans une douille de plafonnier. J'ai dû défaire le ballast, lui souder de fils et l'attacher sur le bras de ma lampe avec du ruban adhésif électrique. Peu de temps après, le pivot de la base a brisé. La lampe est tout en métal mais le pivot était en PLASTIQUE!!!!!!. J'en ai refait un en acier. J'ai dû renforcer le fond de la boîte électrique à la base avec une plaque d'acier (Boitier également en plastique). Un temps après c'est l'interrupteur dans la tête de la lampe qui a lâché. Par après c'est la tête de la lampe qui a cédé, son cou qui connecte sur les longs bras de métal étant aussi fait en PLASTIQUE!!!! je me suis fâché et je l'ai foutue dans une boîte. Un jour il va falloir que je me décide à lui réparer la tête. Cette lampe-loupe est à l'image de ceux qui mènent le monde. Des tricheurs, falsificateurs et corrompus. Cela m'amène aussi à penser à une analogie avec une prophétie faite pour le roi de Babylone, la statue géante de Nebucadnetsar qui avait des pieds faits d'un mélange de fer et d'argile (mélange de mauvaise qualité, supportant un système économique et social pourri). Comme cette statue énorme ne pourra supporter le poids du temps, ainsi est le système mis en place par les gens corrompus qui mènent le monde. Dans ma vie j'ai tant travaillé sur des tas de véhicules, des machines, des appareils électriques ou d'autres biens matériels. Je me suis rendu compte si souvent que tant de choses sont falsifiées pour ne pas durer, que tant de choses sont faites compliquées quand elle pourraient être faites beaucoup plus simples (je les refais souvent plus simples et aussi fonctionnelles, sinon mieux... et  plus durables, avec de meilleurs matériaux). Ah, je suis souvent très frustré à cause de tout ça.... et depuis longtemps. Moi qui ai appris dès ma jeunesse à faire les choses du mieux que je peux. Moi qui ai appris la patience en travaillant, une forme de courage. Moi qui ai appris à ne pas sauter d'étapes, à utiliser les bons matériaux, les bons outils et à faire un travail qui ne sera pas à recommencer. Vivre dans un monde de tricheurs où je suis souvent accusé de prendre trop de temps pour accomplir mon travail quand les autres le font plus vite. Il se trouve que je regarde leur travail, leur façon de travailler et je ne veux pas faire les coins ronds ici et là. Je suis frustré. Bien sûr il m'est arrivé aussi parfois (mais rarement) de travailler avec des gens qui travaillent très bien. Je vois assez tôt comment ils accomplissent leurs tâches, leurs méthodes, leurs étapes et je les admire. Ils font partie des courageux, des artisans.

     

     

     

     

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires